[Film] Sherlock Holmes: Les mystères de Londres, Goldenberg

Où l'on parle projection d'images en mouvement.
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mr-jules
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[Film] Sherlock Holmes: Les mystères de Londres, Goldenberg

Message par mr-jules » 08 avril 2011, 13:09

Je viens de voir le dvd à la boutique MK2 , je sais pas ce que ça vaut, d'après la bande annonce ça a l'air pas trop mal

Image

http://www.youtube.com/watch?v=BaHvM9KVpcw

Edit pour référencement :
Réalisé par Rachel Goldenberg
à l'ombre des androïdes en fleurs

http://www.youtube.com/watch?v=Os0l808oM9g
Korbak
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Re: [film]Sherlock Holmes Les mystères de Londres

Message par Korbak » 08 avril 2011, 17:00

*Korbak regarde l'image... Dinosaures... Poulpes...*

Image
VIENDEZ SUR LE CHAT DES VAPORISTES !
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Merle
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Re: [film]Sherlock Holmes Les mystères de Londres

Message par Merle » 08 avril 2011, 20:02

Je vois que les commentaires sur youtube sont dithyrambiques. Comme toujours, vous allez dire. On ne retiendra que les deux meilleurs :
This is exactly what happens when you hand an 8 year old child a pen, half a sheet of paper, two hours, and tell him the main character has to be Sherlock Holmes.
AegisAnother

Anyone who criticises a film in which Sherlock Holmes battles dinosaurs has no soul.
Tryzon
- C'est exactement ce qui arrive quand on donne un stylo et du papier pendant deux heures à un enfant de 8 ans en lui disant que le héros doit être Sherlock Holmes.

- Quiconque dénigre un film dans lequel Sherlock Holmes combat des dinosaures n'a pas d'âme.


Encore un tvfilm qui va coûter cher en whisky.
Autant de motivation qu'une lettre de motivation.
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Mademoiselle Flora
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Re: [film]Sherlock Holmes Les mystères de Londres

Message par Mademoiselle Flora » 09 avril 2011, 13:49

Ca sent le navet par ici...
Omg le dinosaure, quoi!
Moi je suis là pour l'open bar.
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Re: [film]Sherlock Holmes Les mystères de Londres

Message par Lt. Cole Blaquesmith » 10 avril 2011, 11:31

Dinosaure, Kraken ET Dragon!

*sent que le film doit être gras*
The Power of Steam and Steel Will Prevail ,Glory to the Victorian Empire, Long live Britannia!
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Re: [film]Sherlock Holmes Les mystères de Londres

Message par lezard117 » 10 avril 2011, 12:29

absolument meme moi j'aurai fait mieux.
(je ne me vante pas!) :mrgreen:
le lézard est un animal a l'image de l'homme il mange,boit,dort.

-sauros empoisoneur par plaisir-
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Re: [film]Sherlock Holmes Les mystères de Londres

Message par Lady Chapillon » 11 avril 2011, 09:19

Nanaaaaar! Il faut que je le vois!!
O Captain! My Captain!

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Ryan Detour
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Re: [Film] Sherlock Holmes: Les mystères de Londres, Goldenberg

Message par Ryan Detour » 27 mai 2011, 09:28

Je ne pense pas perdre mon temps pour voir ce film qui m'a l'air d'être un navet de première puissance. :shock:
Never forget, Never forgive, Never compromise. Not even in the face of Armageddon.
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Re: [Film] Sherlock Holmes: Les mystères de Londres, Goldenberg

Message par Merle » 27 mai 2011, 10:19

Le générique a fini de tomber, je viens de pleurer mon offrande aux dieux bourrés du cinéma de troisième sous-sol, il s'agit maintenant d'en parler avant d'oublier. Parce que mine de rien, l'amnésie, ça a du bon, parfois.

Tout d'abord, disons-le tout net, si ce navet n'est pas steampunk, Joe Dassin n'a jamais sifflé sur la colline. Ce qui gâche tout, c'est qu'il a cru bon de le chanter également, mais ce n'est pas le sujet.

Ce qui suit révèle les moments clefs de la création du film :

Imaginez que vous vous appelez Rachel. Prenez ensuite un écrivaillon, offrez-lui du whisky pendant toute une soirée. Lorsque vous et lui êtes bien imbibés et que vous en avez marre de faire l'éponge, parlez-lui de votre envie de tourner un film sur ... Sherlock Holmes.
Et insistez sur le fait que vous avez un budget effets spéciaux, parce que vous voulez tourner une scène avec une pieuvre géante. Là-dessus, l'écrivaillon s'emballe. Il a toujours rêvé d'écrire une histoire mystérieuse avec un dinosaure dans Londres.
Vous dites banco et vous versez davantage de whisky pendant que lui allume son ordinateur portable pour torcher les premières lignes de scenario. Il se met à glousser à plusieurs reprises, parce qu'il a imaginé une scène très originale en ouverture pendant le blitz londonien, avec un vieux qui dit "bon sang, je vais crever, faut que je déballe tout". Il parle bien sûr de son histoire secrète, pas d'autre chose. Alors l'infirmière dit "d'accord, mais je sais pas écrire". Et là, l'écrivaillon est pété de rire, parce que lui non plus, ne sait pas écrire.

Ensuite, il écrit la scène de la pieuvre. Dans la Manche. C'est dantesque, effroyable, tout le monde crierait, on jetterait des seaux d'eau hors champ pour faire "houla y a d'la houle", le caméraman aurait le mal de mer à force de tourner dans tous les sens, y aurait un marin qui glisserait sur le pont avec ses pompons et le capitaine qui tenterait de le retenir en hurlant "tiens bon toby", sans succès. Comme le marin serait traîné sur son diable hors caméra, le capitaine mortifié se laisserait choir sur les coudes en gueulant.

Vous, Rachel êtes aux anges. Soudain, vous vous rendez compte tous les deux que Sherlock, c'est bien, c'est connu, c'est fédérateur, mais ni vous ni le scénariste n'avez jamais rien lu de ses aventures et le dernier souvenir du détective remonte à 2-3 épisodes de l'incarnation par Jeremy Brett dans les années 80-90. Et aussi le dessin animé.

En hâte, vous passez au gin et tentez de rassembler les quelques éléments que vous vous rappelez. Il y a Watson, c'est le toubib qui raconte les aventures de Sherlock. Dans ce cas, on va le faire autopsier un cadavre pour montrer que c'est un toubib.
Et Sherlock dit "élémentaire, mon cher watson". -> Réplique casée.
Il y a un flic, un nom français. Lestrade. Et Holmes a un frère. Qui s'appelle... Aucune idée. On va l'appeler Thorpe, mais dans le doute, abstenons-nous de le nommer clairement. La seule fois où on verra son nom écrit, on n'aura qu'à mettre un T.
Et la gouvernante, Miss... Missis ? Hudson ? On en fait quoi ? Créditée en tant que Missis, appelée Miss dans le film... une fois au moins, vous tomberez juste. Pour ne pas s'embarrasser, elle aura une réplique et se contentera d'ouvrir les portes ou de descendre les escaliers en ayant l'air très occupée. basta.
Et puis Sherlock est accro. Mais les drogues c'est mal. Alors il sera accro au tabac ! C'est mal aussi le tabac. On n'aura qu'à dire que fumer, c'est mauvais pour la santé et à la rigueur, on pourrait même se faire financer par le ministère de la santé.

"Et Sherlock s'appelle Robert !" vous exclamez-vous tout à coup.
"Hein ? Quoi ?" bulle l'écrivaillon le nez dans le gin. Ça lui fait perdre le fil de ce qu'il était en train d'écrire, alors zou, il change de scène et marque en gros "Watson fait de l'escalade" sans trop savoir pourquoi. On ne le saura sans doute jamais.
Là, bizarrement, vous vous dites. Robert, je suis sûre d'avoir entendu le prénom Robert associé à Sherlock. Mais où ? Où ? OÙ ??? Sûrement pas dans les magazines annonçant le projet de tournage de Guy Ritchie avec Robert Downey Jr. Ahhh, Robeeeert.... Lorsque plusieurs heures plus tard, vous reprenez contact avec la réalité, vous vous engueulez avec le scénariste parce que vous voulez faire un film sur Robert et lui était parti sur Sherlock. Qu'importe, il finit par céder vu qu'il flanche naturellement à cause de l'alcool et dans la seconde moitié du script, il se met à écrire Robert dans les répliques.

Pendant ce temps, le scénariste a écrit sa scène d'escalade avec Watson en mocassins, une corde qui aurait pu à la rigueur servir à faire jouer le chat, avec une alternance de plans larges verticaux / plans serrés vachement obliques qui font souvent se demander si le caméraman, après la scène de la pieuvre aurait pu avoir un problème de cervicales.

Il enchaîne avec une scène nocturne où le dinosaure attaque. Pour l'instant, il ne sait pas trop où il va, mais si ça se trouve, à un moment, il trouvera. Cette scène du foggy London est aussi l'occasion pour votre scénariste bourré de jouer avec ce fameux humour anglais. Bon, vous deux êtes américains et ne savez même pas le pluriel d'un penny.

La nuit passe et vous parvenez à rassembler une histoire qui tient à peu près la route, pour peu qu'on lui rajoute une bonne demi-douzaine de roues latérales (de l'effet spécial encore, du bruitage en post-prod issu des meilleurs cds de bruitages libres de droits des années 90 et un flonflon omniprésent de cuivres pompeux).

Il reste à trouver des acteurs. Et c'est là qu'intervient la trouvaille la plus géniale du film. Si Watson est très classique, tout comme les seconds rôles, Holmes est plus que mémorable, en tant que gringalet. En vérité, l'acteur n'est pas si petit, juste un peu maigre pour 1m73, mais face à Watson qui est un géant replet, le voir gesticuler et paraître sérieux ne fonctionne pas du tout. Ça en devient tellement génial que ses explications, ses analyses criminelles deviennent complètement inintéressantes.

Une ou deux gueules de bois plus tard, après avoir ajouté une armure de fer motorisée, un dragon métallique que n'aurait pas renié le Moriarty de l'anime, un robot-tic-tac-bombe, une mystérieuse pompe à eau et une montgolfière-hélicoptère, le scenar est bouclé, il faut maintenant faire vite parce que l'autre Sherlock, celui avec le vrai Robert fait déjà parler de lui. Et vous voulez au moins le sortir en DVD avant la sortie ciné de l'autre.

Le tournage au lance-pierre et en couleurs sépia ne doit pas dépasser 3 semaines, le budget fonds sonores explose un peu parce que le compositeur a voulu se faire payer au nombre de "plom plom talala" et il a clairement arnaqué la prod', mais dans l'ensemble, jusqu'aux scènes finales tout se tient à peu près si on est bourré ou en manque de sommeil.

La meilleure façon de vendre le film est de coller tous les ingrédients sexy sur la jaquette du dvd, le reste appartient aux spectateurs et à leur capacité à faire du bouche à oreille cirée.

Ayant vu le film en français, il faut préciser que le fond sonore reste anglais. Les sons de rue sont par exemple des bruits de fonds anglais, avec des gens qui parlent anglais, des enfants qui crient en anglais, etc.

Scènes mémorables :
Holmes s'élance à la poursuite du dinosaure tandis que Watson juste derrière lui, mais vraiment juste derrière lui, dégaine et tire, alors que Holmes a sa tête qui bouge partout à 30cm du canon.

Watson : Ne me dites pas que vos recherches en neuro-transgénération ont abouti !
Thorpe : En neuro-génération !

Prostituée : C'est 6 pennies. Ben quoi tu discutes la fraîcheur du produit ?
Client : C'est que.. j'ai que 3 pennies.
Le dino apparaît dans le dos de la prostituée et le client fait les gros yeux.
Prostituée : Hé ho, c'est pas si moche que ça ! <- le meilleur de l'humour anglais selon l'alcool américain.

Le méchant à la fin simule la mort pour que Watson s'approche et hop! il lui subtilise son arme parce qu'il est machiavélique ! Imparable.

Lestrade qui s'est bien pris des beignes vient s'excuser auprès de Holmes. Il a la larmiche qui pend et est pris de remords pour un acte qu'on lui reproche. C'est alors que Holmes lui dit "ah mais non, c'était pas vous" en réinventant la balistique à l'œil nu et Lestrade fond en larmes, simulant les plus beaux couronnements de miss du XXIe siècle.

Les gardes de Buckingham sont très majestueux quand le bonnet d'ours n'est pas à la taille de leur tour de tête.


Réplique ultime :
Holmes : Hé oui. C'est le nom qu'on m'a donné : Robert Sherlock Holmes. Mais qui se souviendrait d'un détective s'appelant Robert Holmes ?
Watson : slrrrp.
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Ryan Detour
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Re: [Film] Sherlock Holmes: Les mystères de Londres, Goldenberg

Message par Ryan Detour » 27 mai 2011, 10:33

Cette tirade était délectable et donnerais presque envie de voir le film pour se marrer franchement. ;)
Never forget, Never forgive, Never compromise. Not even in the face of Armageddon.
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