Le Grand Valérian

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Tcheikovski
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Le Grand Valérian

Message par Tcheikovski » 26 mars 2013, 21:37

CHAPITRE I
César Valérian, l'embaumeur de talent




13 Novembre 1827. Lazare et Adélaïde Valérian accueillent parmi eux un très jeune enfant, rescapé de l’incendie de l’orphelinat de leur quartier, dans une petite ville à la frontière franco-suisse. César. Il ne parlait quasiment pas. Si ce n’est jamais. Ses parents n’ont pu l’entendre parler qu’au jour supposé de ses 7 ans, lorsque pour la première fois, il s’approcha par lui-même d’eux, l’air fier, un oiseau mort entre les mains, en prononçant ces mots, qui deviendront tristement célèbres bien des années plus tard :

« Il est toujours en vie ! »


Ce n’est que le lendemain que les malheureux parents comprirent de quoi le jeune enfant parlait, quand un oiseau identique à celui de la veille fit irruption dans le salon, volant dans tous les coins, et chantant d’une voix rauque. On raconte que les deux braves gens moururent le soir même, cloitrés dans leur chambre, le visage défiguré par la peur.

L’enfant disparut alors, pour ne réapparaître que 30 années plus tard. Il n’était plus le jeune César timide et introverti d’autrefois. Il était devenu Monsieur Valérian. Le Grand Valérian. Installé dans un petit laboratoire en périphérie de Genève, il avait passé toute sa jeunesse à créer de ses mains tout un attirail de thanatopracteur un peu trop efficace.

« Pour moi, restaurer un corps, c’est le restaurer jusqu’au bout, jusqu’à ce que la vie lui revienne. »


C’était son discours, lorsqu’il déambulait dans les rues des villes de France afin de promouvoir son métier. Beaucoup en rirent. D’autres en eurent peur.

Mais le fait est qu’à Paris, en 1868, l’embaumeur de talent voulut montrer au monde entier son expérience. Devant les yeux de toute une foule, il procéda à des injection de produits divers dans son propre corps, et se recouvrit de dizaines d’électrodes reliés à une machine – démoniaque, comme disaient les passants – produisant nombre d’étincelles.
Il dégaina alors un revolver d’une bonne taille, le pointa sur sa poitrine, et, après un « Il sera toujours en vie », il appuya sur la gâchette.

Les secondes qui suivirent furent d’un mélange de panique, de peur et d’attention. Le sang coulait partout sur les dalles de la rue Jules-César. La machine démoniaque résonnait dans tout le quartier.

Puis le Grand Valérian se releva. Un trou le transperçait au niveau du cœur. Il dit alors :

« Il est toujours en vie. »
Il parait que si on en coupe un bout, il repousse plus grand...
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korri
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Re: Le Grand Valérian

Message par korri » 05 avril 2013, 17:26

j'aime :o
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Re: Le Grand Valérian

Message par Merle » 07 mai 2013, 13:48

Il disparaît à 7 ans pour réapparaître 30 ans plus tard, il ressuscite des piafs et ne peut pas mourir… C'est limite messianique. :lol: Et je vais chipoter : le terme thanatopracteur est un peu trop moderne (années 1960).
Autant de motivation qu'une lettre de motivation.
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Tcheikovski
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Re: Le Grand Valérian

Message par Tcheikovski » 02 juin 2013, 10:41

Haha oui mais non ^^ il disparaît près de 20 ans mais sans non-plus s'être volatilisé, il est juste parti de chez lui, et ce qui s'est passé ente ce moment et son retour reste simplement flou, car personne n'est là pour le raconter.
Et il est faux de dire qu'il ne peut pas mourir, c'est simplement qu'il active tous ses produits et ses machines qui permettent de ressusciter sur lui avant de se tuer.

En tout cas merci pour la dernière remarque, j'éviterais d'utiliser ce mot à l'avenir désormais.
Il parait que si on en coupe un bout, il repousse plus grand...
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