Le problème n'a pas encore été résolu et divers événements ont retardé sa résolution (déménagement, service client un peu particulier...)

Prenez soin de vous en ces temps un peu particuliers :)

Khin (17/03/2020)


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Nous sommes sur le coup et réglons le problème dès que possible (les fêtes, tout ça) !

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Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

Où l'on laisse libre cours à sa plume mécanique.
marius nightmare
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Re: Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

Message par marius nightmare » 19 mars 2012, 12:38

\O/ ouaisss, un de plus.
Et hâte de voir comment sera géré le paradoxe, si paradoxe il y a ^^

Münsingen
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Re: Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

Message par Münsingen » 19 juillet 2012, 17:57

EDIT
Dernière modification par Münsingen le 19 juillet 2012, 18:11, modifié 1 fois.

Münsingen
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Re: Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

Message par Münsingen » 19 juillet 2012, 18:10

Antoine Jolivet a écrit :Mais où sont passés les Steam Marines ?
(ou pour mieux dire, quand sont-ils ?) pour le savoir : un petit tour par ici

L'équipe venant de quitter l'aventure que nous narrait Antoine, je reprends ici le fil de mon récit interrompu ;)

Chapitre n°4 : La communauté pacifique

Le flamboiement des lumière aveuglantes et le crépitement des arcs électriques prirent brusquement fin, laissant place à un calme qui, par comparaison, paraissait total.
"Sommes-nous morts ?" se demanda Murville.
Mais les sept voyageurs temporels ne l'étaient pas. Certes, ils étaient couverts de poussière et gisaient sur le sol, comme si une même longue rafale les avaient cueillis à l'improviste. Pourtant, les regards chargés d'inquiétude et d'incompréhension qu'ils échangeaient suffisaient à prouver qu'ils étaient tous bel et bien vivants.
Puis, soudain, Boum éclata d'un rire dément qui brisa la torpeur générale. Ses compagnons et lui-même se relevèrent en silence, aucun d'entre eux n'osant prendre en premier la parole
.
"Avons-nous vraiment vécu cela ?" demanda La Fare, sans qu'il fût besoin de préciser de quoi il parlait.
"Un autre monde, lacha le comte, une autre histoire... parallèle à la nôtre. Une telle chose est-elle vraiment possible ou n'avons-nous été que les jouets de quelque illusion ?"
"Est-il vrai que nous aurons un deuxième enfant, Octave ?" murmura Esther, rêveuse.
"Et nous un fils, Mumu ?" demanda Olympe balançant entre joie et incrédulité.
"Mais bon sang, explosa Herminoire, est-ce vraiment le moment de nous poser ce genre de question à caractère philosophique ou dynastique ?!"
"Allons, calmez-vous, professeur, l'interrompit Murville. Dites-nous plutôt quel genre de question vous paraît plus judicieux d'être posé dans une telle situation..."
"Eh bien j'en vois deux, mes amis, répondit l'intéressé en retrouvant son calme. La première est : "ma machine temportelle portable est-elle toujours fonctionnelle ?". Et la seconde est : "Où et quand sommes-nous présentement ?". Toutes les autres questions peuvent attendre. D'ailleurs, dites-vous que nous n'aurons sans doute jamais les réponses. En explosant au moment où ma machine opérait une brèche dans l'espace-temps, la grenade allemande a provoqué je ne sais quelle modification dans la trame de la réalité, nous propulsant dans une dimension ou tout, je dis bien TOUT est possible. Enfin, tout cela est déjà du passé. Le vrai problème auquel nous sommes confrontés à présent est de savoir si nous sommes revenu en 1940 ou à une autre époque... et si c'est la seconde hypothèse, comme je le crains, quelle époque. Je ne vous cache pas que nous avons pu être propulsés dans un monde potentiellement aussi différent des deux précédents que ceux que nous venons de connaître tour à tour."
"C'était donc vrai, professeur ! s'exclama le Comte. Nous avons réellement assisté à une révolution dans un monde appartenant à une autre réalité ! C'est hallucinant, j'ai cru que j'avais juste été encore victime d'un abus de drogue ou de boisson..."
"Nous avons fait plus que d'y assister, précisa La Fare, nous avons participé à une révolution. C'était tellement beau que j'ai cru à un rêve !"
"En tous cas, conclut Boum, on a bien rigolé."

Murville ne dit rien mais laissa son regard vagabonder autour d'eux. Ils ne se trouvaient plus dans un bâtiment en ruines, ni sur une place en proie à l'effervescence d'une révolution.
Ils se trouvaient au milieu de dunes de sables et un parfum iodé dans l'air, ainsi qu'un léger bruit de ressace, laissaient supposer qu'une mer ou un océan n'était pas loin. Il faisait encore doux mais le soleil commençait déjà à décliner entre les collines de sable qui masquaient le reste du paysage à leur vision
.
"Allons-y, dit finalement Herminoire en rajustant les bretelles de sa machine temporelle portable. Nous avons un nouveau monde à explorer."

A suivre
Dernière modification par Münsingen le 29 août 2012, 16:16, modifié 1 fois.

marius nightmare
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Re: Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

Message par marius nightmare » 20 juillet 2012, 13:50

Content que ça reprenne, ça me manquait ^^

Münsingen
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Re: Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

Message par Münsingen » 26 juillet 2012, 16:33

Le professeur Herminoire ouvrait la marche à travers les dunes tandis que ses compagnons le suivaient dans le jour déclinant. En seconde position venait Murville, doigt sur la détente du fusil d'assaut qu'il avait ramené du XXe siècle. Il était flanqué par Esther et le comte, qui paraissaient tous deux perdus dans leurs pensées. Un sourire flottait toujours sur les lèvres de la grande brune mais le quadragénaire semblait, lui, harassé : la courbure de sa haute silhouette, ainsi que sa barbe naissante et ses habits élégants désormais déchirés lui donnaient même un air de vagabond pathétique qui aurait amusé le sergent des steam-marines dans d'autres circonstances.
Derrière eux, Boum, La Fare et Olympe s'étaient déployés en couverture, arme à l'épaule.

Tout en cheminant dans le sable, Murville éjecta le chargeur de son fusil pour en compter les cartouches : il ne lui en restait que cinq, plus peut-être une déjà engagée dans la chambre. C'était peu, d'autant plus que cet unique chargeur vidé, il ne pourrait compter que sur le long couteau qu'il avait ramassé machinalement dans une rue embrasée de Néopolis.
Le sergent passa une main nerveuse dans ses longs cheveux foncés et laissa échapper un soupir. Il s'en voulait de n'avoir pas fait de véritable provision de munitions avant le dernier saut temporel. Mais le départ avait été si précipité qu'il n'avait pas pu prendre la moindre précaution... pas plus, du moins le craignait-il, que ses compagnons. En cas d'attaque, ils pourraient sans doute tenir le temps d'un assaut ; et encore, à condition d'économiser les balles et que les agresseurs ne soient pas trop nombreux.
« Assaut », « agresseurs »... Murville sourit. Quel qu'ait été l'endroit où il se trouvait, il envisageait toujours la situation comme un soldat sur un champ de bataille. Le major Erick aurait été fier de lui ! Les pensées de Murville dérivèrent alors vers son ancien chef et vers Kruggy et Lena qu'ils avaient laissés au Tyrol [cf Tyrol 1880, une aventure des steam-marines]. En temps subjectif, leur séparation ne durait que depuis quelques semaines. Mais combien d'années les séparaient désormais ? Étaient-ils encore seulement dans la même réalité ?

« Voici la mer ! » s'exclama Herminoire en s'arrêtant au sommet d'une dune. Il ôta son chapeau-melon pour s'éponger le front et resserrer le nœud de son catogan. Murville nota que, des sept, le professeur était le seul à n'avoir pas perdu son couvre-chef dans les épreuves traversées au cours des dernières heures. Il avait aussi gardé son « blaster » dans la gaine qui pendait le long de sa cuisse ; il restait à espérer qu'il fût encore chargé....
Tout le monde s'arrêta sur la crête. Le soleil se couchait sur la mer et un sentiment de malaise s'empara du groupe. Car, ni sur la plage de sable sombre qui s'étendait devant leurs yeux ni sur la mer, nulle-part en fait, on ne voyait trace du moindre être vivant...

« Où sommes-nous, professeur ? », demanda La Fare sans vraiment attendre de réponse.
« En Enfer ! » répondit le comte d'une voix lugubre.
Murville s'était toujours imaginé l'Enfer comme un lieu de feu, de bruit et de souffrances semblable aux pires batailles qu'il avait traversées durant la Grande Guerre [Cf. Grossmandal 1878, une aventure du C.al Mumu]. Mais à bien y réfléchir, cette plage sans vie pouvait effectivement être une autre version de l'Enfer
.
« J'ai faim, déclara soudain Boum, quelqu'un aurait quelque chose à manger ? »
« Poursuivons notre route tant qu'il fait encore un peu jour » répondit le professeur Herminoire en guise de réponse.
« Pour aller où ? rétorqua La Fare. Peut-être sommes-nous arrivés à une époque où il n'y a plus personne ? A quoi bon s'y attarder ? Professeur, ne devrions-nous pas plutôt utiliser votre machine pour quitter ce lieu sinistre ? »
« Nous devons poursuivre notre route », insista Herminoire.
« Steam-Marines, en colonne ! s'écria Murville en couvrant les protestations naissantes du soldat. Arme au poing, préparez-vous à marcher pour ouvrir la route ! Boum en avant, espacement de trois mètres minimum pour les autres ! Exécution ! »
Les vieux réflexes militaires eurent raison du désespoir naissant et les quatre soldats se mirent à descendre à vive allure la dune en direction de la plage. Herminoire, Esther et le comte durent même un peu courir pour ne pas se laisser distancer.
Bien loin devant eux, le soleil finissait de disparaître dans la mer.

[à suivre]

marius nightmare
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Re: Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

Message par marius nightmare » 26 juillet 2012, 17:04

Hâte de voir ce que tu nous réserves :)

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Antoine Jolivet
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Re: Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

Message par Antoine Jolivet » 26 juillet 2012, 22:55

Wouah ! quelle atmosphère tu nous campes là en un post ! j'aime beaucoup !
On entre dans un univers fantastique ou je me trompe ?
"Pour partir à la chasse au Cirage Noir, la nuit, il convient de d'abord se munir d'une lampe-torche"
(Th. B.)

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Re: Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

Message par Münsingen » 27 juillet 2012, 16:51

La nuit était tombée depuis plus d'une heure désormais et les steam-marines ainsi que leurs trois employeurs continuaient d'évoluer le long de la plage noire et monotone. Le ciel était criblé d'étoiles mais nul être vivant, qu'il fût animal ou végétal, n'avait encore été aperçu. Seuls le bruit de leurs pas et les gargouillements de plusieurs ventres affamés venaient perturber le clapotis régulier du ressac.
« Quel mauvais sergent je fais, se désolait Murville. Je n'ai ni munition, ni vivre à fournir à mes hommes... »

Il en était à de telles considérations lorsque Boum se jeta brusquement au sol en déverrouillant le cran de sûreté de son arme. La Fare, Olympe et Murville l'imitèrent aussitôt, bientôt suivis du professeur, de son assistante et du comte.
« Boum au rapport ! Qu'est-ce qui te prend, bon Dieu ? » demanda le sergent dans un souffle rauque tout en rampant pour remonter la colonne jusqu'à l'homme de tête.
« Une lumière dans le ciel, chef ! »
« Crétin, ce sont des étoiles ! »
« Négatif : les étoiles de bougent pas ; alors que cette lumière-là, oui. »
« Une étoile filante peut-être ? »
« Regardez par vous-même, sergent ! »
Murville fixa la direction que pointait le doigt du steam-marine. Effectivement, un objet lumineux évoluait dans le ciel en y décrivant des cercles lents. Il était impossible d'en évaluer le volume mais ça n'était pas une étoile... Mu par un réflexe acquis par des années de guerre, le sergent se retourna soudain en braquant le canon de son arme sur Herminoire -- qui venait de rejoindre les deux hommes à plat-ventre sur le sable pendant que leur attention était focalisée sur l'objet volant.
« Eh, cessez de me pointer ce truc en pleine figure, s'exclama l'autre épouvanté, êtes-vous devenu fou ? Dites-moi plutôt pourquoi nous nous sommes arrêtés ! »
Murville poussa un léger soupir de soulagement et lui indiqua d'un doigt la lumière. Le professeur sembla hésiter un long moment puis déclara :
« Mon bon Mumu, je crois que nous venons de décrocher la timbale ! »
« Qu'entendez-vous par là ? »
« Je n'en sais pas encore assez à ce stade mais nous avons à présent la certitude que ce monde n'est pas mort : ce machin qui vole au dessus de nos têtes est forcément lié à quelqu'un. A propos, pourriez-vous tirer en l'air pour attirer son attention ? En prenant garde de ne pas le toucher, naturellement... »
« Vous n'y pensez pas, professeur ! s'indigna Murville. Il peut s'agir de quelque chose d'hostile et il a sur nous l'avantage considérable d'être sur son propre terrain. »
« Allons, sergent, cessez un instant de jouer les soldats paranoïaques ! Le vrai danger serait que nous laissions passer cette chance peut-être unique de rencontrer des autochtones. »
« Je pense que vous avez tort mais c'est vous qui nous payez après tout , répondit le sergent d'un ton maussade. Boum, tire une seule balle en l'air... et prends garde à une éventuelle riposte depuis le ciel. »
« Je commençais à me demander si on allait utiliser une seule fois nos armes en ces lieux » s'esclaffa l'intéressé avec un sourire satisfait.
Il roula sur le dos et actionna la détente de son arme. Dans le silence de la nuit, la détonation fit l'effet d'un coup de tonnerre dont l'écho roula longtemps dans les alentours.

A suivre.

marius nightmare
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Re: Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

Message par marius nightmare » 28 juillet 2012, 06:38

Une rencontre d'extraterrestres?

Münsingen
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Re: Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

Message par Münsingen » 03 août 2012, 16:13

L'objet volant non identifié ne riposta pas mais l'intensité de son halo lumineux, ainsi que son volume, se mirent à accroître dès qu'eut retenti la détonation.
« La chose s'approche de nous », constata Murville d'une voix crispée.
« Cessez donc d'avoir peur de tout, mon bon Mumu, lui répondit amicalement Herminoire en lui posant la main sur l'épaule. A vous entendre, on croirait que c'est la première fois que vous affrontez une situation inconnue...  »
« C'est précisément parce que j'ai toujours fait preuve de la plus grande prudence que j'ai pu survivre à tant de dangers, professeur. Se préparer au pire est le meilleur moyen de ne pas être déçu ! »
« J'ai la chose dans ma ligne de mire », déclara Boum qui avait rabattu ses lunettes de protection sur ses yeux et braquait son arme sur la chose.
« Ne tire que s'il ouvre le feu », ordonna le sergent qui, lui, n'avait que sa main pour s'abriter de la lumière devenue aveuglante.
La boule lumineuse irradiait désormais d'une telle intensité qu'on aurait cru à une seconde lune éclipsant celle dont le reflet se mirait dans la mer. Dans le silence que seul venait troubler le bruit des vagues, on pouvait constater qu'elle émettait aussi un léger bourdonnement.
« Il s'agit d'une machine, n'est-ce pas, professeur ? » demanda La Fare aussi curieux qu'inquiet.
« Cela se pourrait bien effectivement, répondit Herminoire en caressant sa barbiche avec perplexité, mais comment en être sûr ? »
C'est alors que la chose se mit à parler. Du moins une voix s'éleva-t-elle dans la nuit, s'exprimant dans un langage qu'aucun des sept compagnons ne parvenait à identifier.
« Nous venons en paix, répondit le professeur d'une voix calme. Nous sommes des voyageurs venus du XIXe siècle ; de l'année 1880 exactement. Il se trouve que nous nous sommes perdus dans votre époque mais nos intentions sont parfaitement pacifiques. Comprenez-vous ma langue ? »
Un long silence suivit ses propos, seulement troublé par le murmure de Boum qui répéta :
« J'ai toujours la chose dans ma ligne de mire, sergent ».
« Fais pas le con, lui rétorqua Murville qui sentait tous les muscles de son corps se tendre comme les cordes d'un arc. Surtout, Boum, ne fais pas le con. Nous ignorons tout de cette chose, notamment si elle est vulnérable aux balles ! »
« Spraechen Sie deutsch ? Do you speak English ? Vi gavaritié po russki ? » tenta La Fare.
De son côté, Olympe enfonçait si profondément ses doigts dans le bras de Murville qu'il finit par en grimacer de douleur
.
« Naufragés du Grand Extérieur, émit alors une voix qui parlait un français impeccable en dépit de ses intonations incontestablement mécaniques, vous êtes en communication avec la Communauté atlantique par l'intermédiaire de ce drone d'observation et de décontamination. De quelle assistance technique et médicale avez-vous besoin ? »
Les voyageurs temporels échangèrent des regards de surprise.
« Nous n'avons besoin d'aucune aide technique et médicale, répondit Herminoire, nous souhaiterions juste nous entretenir avec vous ! Nous serait-il possible de rencontrer les hommes qui vous ont construit ? »
« Nous vous serions également très reconnaissants si vous pouviez nous servir un repas, même frugal, ajouta le comte. Nous mourrons de faim... »
Ce fut au tour de l'objet volant d'observer un court silence avant de répondre :
« Ce drone va procéder à une analyse de votre niveau de radioactivité. Le procédé sera totalement indolore mais nous vous demandons d'observer la plus parfaite immobilité afin de faciliter l'opération. »
« Je le descends, sergent ? », émit dans un souffle Boum qui tenait toujours la boule de lumière au bout de son fusil.
« Pas de folie, siffla Herminoire ! Faisons ce que nous dit cette chose puisqu'elle nous promet qu'aucun mal ne nous sera fait. »
« Euh... vous comprenez de quoi il s'agit, professeur ? » demanda Murville.
« Pas le moindre du monde, sergent. Mais, à Rome, on fait comme les Romains. En tous cas, je vous en conjure, tenez vos hommes : l'instant que nous sommes en train de vivre est historique ! »
La lumière irradiant de la sphère décrut d'intensité et, l'espace d'un instant, le groupe eut l'impression qu'il s'agissait d'une sorte d'avion de métal dépourvu d'aile et couvert de facettes. L'une d'entre elles se mit d'ailleurs à émettre un pinceau de lumière rouge qui balaya les sept compagnons l'un après l'autre. Puis l'appareil reprit sa configuration de boule lumineuse initiale.
« Votre niveau d'irradiation n'a pas encore atteint le seuil critique, reprit-il. Vos organismes peuvent encore être sauvés si nous procédons à votre décontamination dans les seize heures. Vous êtes autorisés à pénétrer à bord du refuge de la Communauté atlantique. Veuillez ne pas vous éloigner de vos coordonnées actuelles de façon à faciliter la tâche de notre équipe de récupération. »
Ayant émit cette dernière phrase, l'objet volant s'éloigna si rapidement dans le ciel qu'il se confondit bientôt avec les étoiles.
« Octave, mon ami, demanda le comte au professeur, pourriez-vous nous donner quelques explications ? »
« Ce n'est pas faute de le vouloir, mon cher. Mais le diable m'emporte si j'ai compris un traître mot de ce qu'a raconté la chose. Je ne saisis pas plus que vous ce qu'il vient de se passer... »
« Hum, que faisons-nous à présent ? », le coupa Murville.
« Eh bien, à part attendre cette « équipe » qui doit venir nous récupérer comme on vient de nous prier de le faire, je ne vois pas trop ce que nous pourrions faire. »
« Steam-Marines, ordonna le sergent en se relevant, prenez position sur cette plage et établissez un périmètre de sécurité autour du professeur et de ses assistants. Restez en état de vigilance maximum : quelque chose me dit que nous n'avons pas encore épuisé tous les mystères que recèle ce monde... "

A suivre

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