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Khin
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Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

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Mademoiselle Flora
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Re: Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

Message par Mademoiselle Flora » 20 janvier 2012, 19:05

Ouaiiiis! C'est parti pour le dieselpunk!!
Moi je suis là pour l'open bar.
marius nightmare
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Re: Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

Message par marius nightmare » 20 janvier 2012, 20:22

Pfiouuu, ça promets ^^
Au moins boum aura des chances de s'amuser :)
Münsingen
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Re: Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

Message par Münsingen » 23 janvier 2012, 13:50

« A quel moment de l'avenir comptez-vous aller ? demanda Murville. Comment être sûr que ce que nous modifierons –- si tant est que nous y parvenions –- ne va pas encore empirer les choses ? »
« C'est tout le problème, reprit le professeur. Il m'est arrivé au cours d'un précédent voyage d'entrainer une terrible modification de l'histoire : si vous jamais entendu parler du grand empire de Zoultac, c'est parce que j'ai accidentellement empêché la rencontre des parents de celui qui aurait dû le fonder quelques décennies plus tard... Et à une moindre échelle, j'ai plusieurs fois constaté que certaines personnes que je connaissais avant mon départ dans le passé n'existaient plus, ou n'avait jamais existé devrais-je plutôt dire !, à mon retour. Bref, un voyage temporel entraîne de terribles responsabilités et c'est pour cela que j'évite au maximum d'avoir des actions susceptibles de modifier le passé. Cette fois, il s'agit de modifier le futur mais en faisant preuve de la même prudence. Nous devons donc intervenir le plus tard possible, juste avant le moment où l'irréparable se produira. Et, quand ce sera fait, nous devrons revenir à notre époque et nous efforcer d'oublier que nous connaîtrons les événements qui doivent se produire de 1880 à 1940... »
« Mais, demanda la Fare, à supposer que nous réussissions, comment notre intervention sera-t-elle perçue ? Car, si j'ai bien compris, nous allons « miraculeusement » apparaître au milieu du conflit, commettre une action décisive et redisparaître tout aussi « miraculeusement » ! »
« En effet. Mais laissons aux historiens qui écriront l'histoire de la Seconde Guerre mondiale après 1940 le soin d'interpréter nos actes. Je suppose qu'ils imagineront qu'un des Etats belligérants aura envoyé un commando dont les membres n'ont jamais pu être identifiés effectuer une action décisive qui, avec le recul, a sauvé l'humanité. Enfin, c'est ce qui se produira si tout se passe bien... »
« Et concrètement, quelle est la suite des opérations ? » demanda Boum, qui prenait la parole pour la toute première fois.
« Eh bien, dans l'immédiat, vous allez vous endormir car j'ai drogué vos plats. C'est aussi pour cela qu'Esther n'a pas pris part à notre repas. De mon côté, je suis immunisé. Puis, quand vous serez assoupis –- ce qui ne devrait plus tarder -– je vous emmènerai au mois de mai 1940, en pleine Seconde Guerre mondiale. Je vous expliquerai ensuite ce que j'attends de vous exactement. »
« Mon ami, dit le comte, je commence maintenant à penser que vous êtes bel et bien fou à lier ! Mais l'idée de cette aventure m'amuse aussi je vous suis. Cependant, pensez-vous qu'un champ de bataille futuriste soit un endroit indiqué pour mon épouse ? »
« Madame la Comtesse restera ici, répondit le professeur d'un ton sans réplique. Et lorsqu'elle sera assoupie, je lui administrerai une piqûre qui lui fera oublier notre conversation. »
« Mais je déteste les piqûres ! » s'écria l'intéressée, proche de la panique.
« Ne vous inquiétez pas, vous serez déjà endormie et ne sentirez donc rien. »
Tandis que les autres convives échangeaient des regards ahuris, Callisto se leva.
« Je pense moi aussi que vous êtes fou à lier, professeur, et je vais de ce pas quitter ce navire ! »
Elle se leva de table, repoussa violemment sa chaise et bouscula le professeur en tentant de gagner la porte. Mais celui-ci l'intercepta et, d'un habile revers de la main appliqué sur la nuque, l'étendit inconsciente à ses pieds. Murville se dressa à son tour, indécis mais prêt à se battre.
« N'ayez crainte, sergent. Je devais juste la neutraliser pour éviter qu'elle n'aille révéler à l'extérieur ce qu'elle venait d'apprendre. Mais, si votre infirmière ne me fait pas assez confiance pour nous accompagner, je ne compte pas la contraindre à faire partie du voyage. Elle aura elle aussi droit à une piqûre d'oubli et... je forcerai juste un peu la dose pour qu'elle n'ait aucun souvenir de son arrivée à Stuttgart et de notre rencontre. Je donnerai même des instructions à mes gens pour qu'elle soit emmenée dans un hôtel de la ville où elle se réveillera en croyant s'être endormie dans le zeppelin qui vous a fait quitter la Bavière. C'est là que vous irez la chercher une fois que nous serons revenus du futur et... rien ne vous contraindra à lui parler de cette opération. »
« Mais nous, demanda Olympe ? Mumu, la Fare, Boum, le comte, Esther, moi et vous-mêmes, nous devrons vivre avec ce secret que nous avons sauté dans le temps et sauvé le monde soixante ans après l'époque où nous vivons ? Ce sera un tel défi à notre santé mentale que je doute que nous le surmontions... »
« Je vous promets que je vous administrerai au retour des piqûres qui vous feront tout oublier ; enfin, si vous le souhaitez. Je conçois que ce que je vous demande est effroyablement difficile... Mais, comme je vous l'ai dit, j'ai besoin de vous et je n'ai pas le choix. »
« Et comme je vous l'ai déjà dit, professeur, les steam-marines acceptent cette mission. Vous avez notre confiance et, à ce titre, nous vous suivrons jusqu'en enfer s'il le faut. »
Déjà, la voix de Murville se faisait pâteuse : Herminoire n'avait pas menti et la drogue contenue dans les aliments commençait à faire effet...
« Il ne croit pas si bien dire, soupira le professeur lorsque ses convives se furent tous endormis autour de la table. C'est vraiment vers l'enfer que nous allons les emmener. »
Puis il ajouta en se tournant vers son assistante :
« Esther, nous pouvons commencer. Faites évacuer la comtesse et l'infirmière tandis que je prépare la machine temporelle pour ceux qui vont faire partie du voyage. »
« Bien, Monsieur. Nous sommes le 2 mai 1880, il est 14h09 et la phase un de l' « opération Dieselpunk » vient d'être enclenchée ! »

Fin du premier chapitre
marius nightmare
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Re: Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

Message par marius nightmare » 23 janvier 2012, 17:50

Ca ça devrait lui plaire: arriver, frapper, frapper encore puis disparaitre :)
Quant à la folie, hihi laissez ke rire XD
marius nightmare
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Re: Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

Message par marius nightmare » 11 février 2012, 15:29

Des difficultés? Si je peux aider, ce sera volontiers.
Car retrouver ma fiction préférée est primordial ^^
Münsingen
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Re: Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

Message par Münsingen » 14 février 2012, 18:26

Désolé, j'ai vraiment beaucoup de boulot et d'activités annexes en ce moment, si bien que je n'ai plus du tout le temps d'écrire. Mais, promis, je vais essayer de m'y remettre vite ;)
marius nightmare
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Re: Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

Message par marius nightmare » 14 février 2012, 19:31

Vite? Oh oui :) j'ai hâte ;)
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urbain lavabre
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Re: Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

Message par urbain lavabre » 20 février 2012, 00:41

héhéhé! cool ^^
je suis une companie a moi tout seul ^^

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Les progrès de l'humanité se mesurent aux concessions que la folie des sages fait à la sagesse des fous. jean jaures
marius nightmare
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Re: Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

Message par marius nightmare » 20 février 2012, 09:45

Rahhh :tombe en décomposition: Fausse joie :(
J'ai cru à un nouveau morceau :(
Münsingen
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Re: Herminoire 1880, une aventure des steam-marines

Message par Münsingen » 20 février 2012, 12:17

marius nightmare a écrit :Rahhh :tombe en décomposition: Fausse joie :(
J'ai cru à un nouveau morceau :(
OK, OK, je reprends mon récit ;)

Chapitre 2 : mai 1940

Lorsqu'il rouvrit les yeux, Murville fut aussitôt confronté au paysage glaiseux et dévasté d'un champ de bataille. La couverture nuageuse baignait la scène d'une lumière assombrie mais légèrement aveuglante qui empêchait de deviner l'heure qu'il était vraiment. Des détonations lointaines mais puissantes faisaient vibrer le sol assez régulièrement. Aussi, convaincu d'être replongé dans l'enfer des tranchées de la Grande Guerre de 1874-78, il se leva sur les coudes et les genoux, tentant déjà de repérer des mouvements amis ou hostiles tout en s'étonnant de porter, au lieu de l'uniforme des troupes aéroportées de Napoléon IV, une tenue bourgeoise des années 1880.
« Du calme, lui murmura la voix rassurante du professeur Herminoire. Les voyages temporels donnent toujours cette impression déconcertante au réveil. Mais nous sommes plus ou moins en sécurité pour l'instant. »
« Où diable sommes-nous ? » demanda le sergent des steam-marines en promenant son regard à la ronde.
Il aperçut La Fare et Boum qui, assis dans la glaise, le fixaient avec le même air légèrement hagard, et Olympe, qui dormait à même le sol comme un petit animal. Esther, l'assistante du professeur, surveillait l'horizon à l'aide d'une longue-vue, tandis que le comte, qui semblait avoir perdu une grande part de sa superbe, se rongeait les ongles en se demandant quelle folie l'avait pris de se joindre à l'expédition
.
« Nous sommes dans le sud de l'Alsace, répondit en souriant le professeur. Cette terre a été dévastée une première fois quand les Franco-Britanniques l'ont reprise aux Prussiens entre 74 et 77, et c'est encore ici que s'est stabilisée la ligne de front de la Seconde Guerre mondiale... »
« La Seconde... ! Mon Dieu, alors c'est vrai ?! Nous sommes dans le futur ? »
« Futur et passé sont des notions relatives, mon bon Mumu, répondit Herminoire. Disons que nous sommes en plein présent... pour les gens qui vivent en 1940. Et que nous en faisons temporairement partie que nous le voulions ou non. »
« Réalisez-vous, intervint le comte de C. d'une voix blanche, que si je suis tué maintenant, mon épitaphe portera 1840-1940 ! J'aurais vécu cent ans dont soixante n'auront jamais eu lieu pour moi ? »
« Tais-toi, abruti ! aboya Boum. Tu vas nous porter la poisse. Et puis qu'est-ce que tu es venu foutre avec nous, d'abord ? Tu sais manier une arme ? »
« Du calme, intervint Herminoire en fronçant les sourcils. Primo, il n'est pas question que qui que ce soit meure au cours de cette mission. Secundo, j'ai une très bonne raison d'avoir voulu y associer Monsieur le Comte : même s'il fait tout pour le cacher, il a une formation de chirurgien et nous en aurons peut-être besoin. »
« Une lubie de feu mon père, grommela le comte. Il avait un mauvais souvenir de son enfance en exil chez les Anglais sous le Premier Empire et voulait que je puisse exercer un métier si une nouvelle révolution venait à éclater en France. Par chance, la Troisième République n'a pas été aussi hostile à la noblesse que l'a été la Première. »
« Pour ce qu'elle a duré, cette Troisième République... ajouta La Fare en haussant les épaules. En tous cas, on ne pouvait rêver mieux puisque Callisto n'est plus avec nous. Mais comment sommes-nous arrivés en Alsace, professeur ? »
« A vol d'oiseau, nous ne sommes guère loin de Stuttgart où vous vous êtes endormis... »
« Elle est bien bonne, celle-là ! ronchonna Boum. Comme si ON s'était endormis touts seuls. »
« La paix, Boum, gronda Murville. Poursuivez s'il-vous-plaît, Professeur. »
« Esther et moi vous avons chargés dans l'aérochaloupe qui me sert à transporter ma machine temporelle et nous n'avons eu qu'à prendre la direction du nord-ouest, puis à régler le voyage à la date convenue quand nous sommes arrivés à destination. Le plus difficile a ensuite été de vous sortir un par un de la machine car nous ne pouvions plus bénéficier de l'aide des domestiques, demeurés à Stuttgart en 1880. »
« J'ai mal à la tête... » gémit Olympe qui venait de se réveiller.

Au même instant, un étrange bourdonnement retentit dans le ciel et s'amplifia au point qu'au bout de quelques secondes à peine, elle emplissait tout l'espace sonore. Un engin volant qui semblait de la taille d'une ville survola bientôt le groupe qui s'était jeté dans la boue par simple réflexe. On aurait dit un improbable enchevêtrement de poutrelles métalliques, d'hélices, de fenêtres, de canons de tailles divers et de plaques de blindage, le tout peint dans les tons d'un paysages grisâtre et d'où le feu et la fumée jaillissaient en plusieurs endroits. Le ciel tout entier fut occulté sous son ombre gigantesque, puis la chose disparut derrière une crête fangeuse et hachée par les obus. Avant que Herminoire et ses hommes n'aient pu reprendre leur souffle, le bruit d'une formidable explosion parvint à leurs oreilles et le sol fut secoué par l'équivalent d'un tremblement de terre. Une odeur d'hydrocarbures brûlés portée par le vent les atteignit, accompagnée d'une fumée tellement épaisse qu'on aurait pu la prendre pour du gaz de combat.
« Masques à gaz ! » cria Murville par réflexe... avant de réaliser que lui-même et ses camarades n'avaient rien de tel à leur disposition.
« Du calme, déclara le professeur d'une voix qui avait tout de même perdu un peu d'assurance. C'est juste un appareil volant qui s'est écrasé non loin d'ici. N'oubliez pas qu'il y a une guerre en train de se dérouler tout autour de nous. »
« Un appareil volant ? s'exclama La Fare. Mais cette chose était beaucoup trop grosse pour être un dirigeable ! Et elle allait beaucoup plus vite qu'un avion ! »
« Mes amis, n'oubliez pas que ceux qui font cette guerre disposent d'un armement de soixante ans plus récent et perfectionné que celui auquel nous sommes habitués. Ce que nous venons d'apercevoir était une forteresse volante à seize hélices servie par une cinquantaine d'hommes et à côté duquel nos aéronefs de combat les plus gros et les plus perfectionnés ressemblent à des jouets d'enfant ! »
« Les gens qui étaient à bord, ils sont tous morts ? » demanda Olympe.
« Ca, je l'ignore. Je n'ai même pas eu le temps de voir quelles étaient ses cocardes. Le fait est que l'épave va attirer des soldats qui viendront voir s'il y a des survivants. Quel que soit leur camp, nous n'avons pas intérêt à tomber entre leurs mains. Les Allemands, comme on les appelle à présent, nous prendraient pour des Français et les Français ne croiraient pas un seul instant les récits que nous leur ferions, même si nous leur disions la vérité. Dépêchons-nous de nous éloigner d'ici », conclut Herminoire en consultant la boussole fixée sur un bracelet de cuir à son poignet.
« Eh bien moi, dit Boum, j'espère que nous allons bientôt croiser des soldats. D'après ce que j'ai compris, ils doivent être en possession d'un armement fabuleux et je suis impatient de l'avoir entre les mains ! »
Le professeur secoua la tête en constatant la lueur de convoitise malveillante qui brillait dans son regard.
« Tentons de trouver un endroit un peu à l'abri des regards où je pourrai vous exposer plus en détail ce que nous devons faire », ajouta-t-il en se levant.
Il se mit à épousseter machinalement son long manteau tandis que le reste du groupe se préparait au départ.

A suivre.
Dernière modification par Münsingen le 27 février 2012, 12:07, modifié 1 fois.
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