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Quand le retrofuturisme parle de l'actu....

Où l'on laisse libre cours à sa plume mécanique.

Quand le retrofuturisme parle de l'actu....

Messagepar LcommeLINUX » 19 Novembre 2015, 13:26

Novembre 2015

j’allume ma radio à lampes et partout le mot «guerre» est sur toutes les ondes. Le monde continu à devenir fou, les vendeur d’armes se frottent les mains et les politiques font oublier à leurs populations l’échec de leur modèle d’oligarchie républicaine. Il est loin le temps où enfant je passais mon temps allongé dans l’herbe à regarder les ballons circuler dans le ciel. Maintenant je ne vois que des dirigeables blindés et armés de toutes sortent de canons, survolant nos grandes cités rongées par la haine de l’extérieur et la peur de l’ennemi intérieur.

Comme l’a dit quelqu’un un jour : «la première victime de la guerre est l’innocence». Je crois bien qu’il avait raison. Tout le monde s’est réfugié devant les holoviseurs familiaux et regarde ce monde partir vers une dérive autoritaire. On nous avait promis, moyennant des efforts citoyens et sociaux, la liberté et la prospérité. Aujourd’hui le Peuple a accepté de renier ces deux promesses contre l’Ordre et la Sécurité. Tant pis pour lui, ça fait longtemps que je ne crois plus en sa sagesse, ni en son avenir. Souvent je me suis révolté contre le fait qu’il était traité comme un être mineur, un enfant. Il faut malgré tout bien reconaitre, aujourd’hui que c’est le cas. Tel un môme, il n’a aucun recul sur les informations distillées sur les ondes. Il prend toujours cause et parti pour le plus fort et se réfugie dans l’idée la plus partagée par tous. Certes notre pays est en crise économique, social et en proie à des actes terroriste, mais je ne peux m’empêcher de me demander à qui profite le crime.

Anarchiste dans l’âme je n’ose plus donner mon avis tellement les tensions entre individus, les pulsions nationalistes et le discours officiellement sont omniprésents. Alors je me cache comme un lâche pour ne pas être mis en marge et qualifié de «traître» par mes semblables. L’ouverture d’esprit et l’empathie ne sont plus de mise, alors comme tout les animaux sociaux je me cache pour ne pas être rejeté par le groupe.

Par la fenêtre je vois une colonne de militaires applaudie par la foule de badauds. Qui suis-je pour penser différemment de tous ces gens ? Suis-je normal ? Et si je me trompais et que j’étais vraiment un traître ou un associable ? Les postures sont martiales et les armes semblent rassurer les gens. Une femme donne un baiser à l’un des hommes armés. Un homme cri d’aller buter les terroristes jusque dans les chiottes. La ville après une série d’attentats à la bombe est en fusion et les principes de nos civilisations dîtes «modernes» semblent n’avoir été que chimères. Partout le sang appelle le sang et les foules crient à la vengeance.

La guerre de civilisation à commencé. Je pense qu’elle n’est que le début de la prochaine guerre mondiale. Après 1918 on s’était promis que ce serait la dernière. Le monde à tenue cette promesse pendant tout le 20ème siècle, qui fût le siècle de la lumière et de la vapeur.

Nos arrières grands parents avaient survécu miraculeusement à la grippe espagnole de 1918. Réduisant la population de ce continent à quelques dizaines de millions d’individus sur 452 millions d'habitants en 1914. Au début les grandes nations crurent à une nouvelle arme biologique envoyé par l’ennemi. Mais comme les tous les pays en étaient victime en même temps, cette théorie fût abandonnée. De toutes les façons il n’y eu, rapidement, plus assez de monde pour pouvoir étudier cette pandémie. Cette calamité mis les grandes puissances à genoux et que ce soit l’Amérique industrielle naissante ou la nouvelle URSS, nul ne fût épargné. Pour certains cette maladie fût l’œuvre de Dieu, pour d’autres la course à l’armement ayant appauvrie les nations et ayant réduit le niveau de vie de la population, il ne pouvait en être autrement.

De cette première guerre mondiale il n’eut donc pas de vainqueur, faute de combattant. Et il fallu 40 ans pour que le monde retrouve un semblant d’ordre social. Les technologies durent être revues à la base, les scientifiques et ingénieurs ayant, en grand partie, disparus dans les charniers. L’avènement du moteur à explosion fût stoppé net car les régions pétrolières faisaient et font toujours parties des régions où la grippe est resté très virulente et empêche toute exploitation à prix raisonnable. Et se fût sans regret que nos arrières grand-parents virent les tanks et autres biplans remisés à la ferraille. Le monde allait être plus beau et en paix. Ils en étaient certains.

Mais l’être-humain est et reste fondamentalement un prédateur.

50 ans après la fin de la grippe espagnol, les empires se reformèrent et les montées nationalistes aussi. A l’ouest, les États-Unis restèrent une terre désolée et en proie à la grippe. Seuls des aventuriers et des prisonniers politiques ou de droit-commun peuplèrent ce continent en ruine. Les communistes à l’est vivaient en autarcie et très peu d’information filtrèrent de ce monde qui avait décidé de vivre hors du monde avec des gouvernants plus autoritaires les uns que les autres. Au sud, profitant de la ruines des grandes nations industrielles, l’Afrique et le Moyen Orient avait pris leurs indépendances et étaient en guerres fratricides permanentes. Quand a l’Europe, qui était resté un havre de paix, faisait ce qu’elle sait faire de mieux : S’armer et soulever les masses populaires les unes contre les autres. Bref, le monde s’apprêtait à une autre boucherie. L’expérience des anciens ne servaient donc pas à nos nouvelles générations gaver de testostérones non consumés par cette nouvelle vie oisive.

En effet, le temps a pu sembler long à la reprise de nos sociétés mais malgré les difficultés techniques et politiques nous y étions arrivé. Et l’ensemble de la population vivait plutôt bien et dans le confort. Évidement les inégalités sociales et la corruption de nos classes politiques avaient vite fait leurs retours, mais dans l’ensemble tout allait plutôt bien. Peut-être trop bien...


Merci pour vos retours ;)
Le steampunk s’efforce d’imaginer jusqu’à quel point le passé aurait pu être différent si le futur était arrivé plus tôt - "l’anthologie Futurs antérieurs"
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Re: Quand le retrofuturisme parle de l'actu....

Messagepar Mycroft » 25 Novembre 2015, 13:11

joli
et à la fin c'est toujours la guerre qui gagne
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