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Le passé du C.al Mumu, tome 1 (1865-1867)

Où l'on laisse libre cours à sa plume mécanique.

Le passé du C.al Mumu, tome 1 (1865-1867)

Messagepar Münsingen » 19 Janvier 2010, 21:34

« Par ce traité d'armistice, les deux belligérants représentés en ce lieu par Mr Abraham Lincolon, président de l'Union des Etats-Unis d'Amérique et Mr Jefferson Davis, président de la Confédération américaine, acceptent de mettre fin au conflit qui les oppose depuis le mois d'avril 1861.
L'Union s'engage à retirer ses troupes dans le Missouri, l'Illinois, l'Indiana et l'Ohio et à ne conserver, pour tout gain territorial, que la partie de la Virginie occidentale dont la population, par le referendum de 1863, a accepté de mettre fin à la sécession.
De son côté, la Confédération accepte d'abolir la pratique de l'esclavage dans ses Etats, d'indéxer les cours de la bourse d'Atlanta sur celle de New York City et de rendre anticonstitutionnelle toute taxation des marchandises en provenance des Etats de l'Union. Elle s'engage également à n'entreprendre aucune intervention en faveur de l'empereur Maximilien du Mexique et de ses alliés français.
Toute violation des engagements pris par les deux Etats signataires du traité entraînera une reprise immédiate du conflit.
Les clauses sus-citées ne prendront effet qu'après la libération de tous les prisonniers de guerre. »

Hector Miller-Smith, président de l'Etat libre du Kentucky – Extrait du Traité de paix de Louisville (1er juillet 1865).

* * *

En ce milieu du mois de juillet 1865, le camp de prisonniers d'Atlanta s'apparentait à une véritable fournaise. Le vent promenait partout une poussière étouffante qui s'infiltrait même à l'intérieur des tentes de mauvaise toile. La plupart des détenus tentaient d'oublier la chaleur en faisant la sieste dans leurs hamacs sales et rapiécés.
C'est alors qu'un quadagénaire hirsute, pourvu d'une jambe de bois et d'un uniforme bleu en haillons, tira du sommeil un très jeune homme en lui tapant sur l'épaule.


« Hey, Kid, ça y est, c'est officiel ! Il paraît qu'on va être libérés d'ici la fin de la semaine. J'ai hâte de rentrer en Pennsylvanie. Ma fille doit bien avoir trois ans, maintenant. Je me demande si elle reconnaîtra son papa. »
« Ouais, Mortimer, enfin si Jane s'est pas barrée avec un autre homme pendant qu'on croupissait ici. »
« Ca va, Eustache, te plains pas ! Toi, t'es resté à peine quelques mois ici ; alors que moi, je suis enfermé dans cet enclos depuis la branlée qu'on s'est prise à Chickamauga. A propos, tu as des projets d'avenir ? Il paraît que ton empereur a besoin d'hommes au Mexique. Enfin, il recrute surtout des cavaliers, des dragons et des chasseurs à cheval plus particulièrement. Je sais que certains gars envisagent de rejoindre les Français plutôt que de rentrer à la maison. »
« Non, très peu pour moi, Mortimer. J'ai pas vingt ans et mes deux expériences militaires m'ont laissé un peu sur ma faim : entre ma capture par les Bleus il y a deux ans et ma capture par les Gris au début de l'année, j'ai connu que des défaites... Alors on ne me fera plus le coup du prestige de l'uniforme ! ».
« Alors, tu comptes faire quoi ? Rentrer dans ton petit pays européen et devenir danseur de cabaret ? »
« Je t'emmerde, Mortimer. En fait, je sais pas trop. Je pense que je vais commencer par gagner les Antilles. Je m'étais fait quelques amis là-bas durant ma courte carrière de fusilier marin. Avec un peu de chances, leur « proposition » tiendra encore... »
« Quelle « proposition » ? »
Pour toute réponse, Eustache Murville lui adressa un sourire enigmatique.
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Re: Le passé du C.al Mumu, tome 1 (1865-1867)

Messagepar Münsingen » 19 Janvier 2010, 21:38

Un mois plus tard, Eustache Murville débarquait à Fort-de-France avec pour tout bagage un vieux sac de toile rempli de hardes et quelques dollars de la Confédération qui lui avaient été remis pour prix du travail qu'il avait fourni durant son incarcération dans le camp des prisonniers de guerre d'Atlanta.
Il se rendit sans hésiter à la taverne du Perroquet-qui-fume, où il avait eu l'occasion de descendre au cours d'escales durant sa courte carrière militaire française entre 1862 et 1863.


« Salut, Jean-Mulâtre" adressa-t-il au cabaretier.
Ce dernier, un métis comme l'indiquait son surnom, le dévisagea quelques instants. Puis il lui adressa un sourire d'une blancheur éclatante et lui dit de sa voix au fort accent créole :
« Ma foi, mais c'est le p'tit Murville ! Ben, dis-donc, ça fait une paie qu'on t'a pas vu traîner par ici. On m'avait dit que votre canonnière avait été coulée par les Yankees ! »
« Effectivement, durant l'été 63. Mais je m'en suis sorti et je suis de retour à la Martinique. Et, cette fois, je suis mon propre employeur – si tu vois ce que je veux dire... »
Le tavernier promena un regard prudent dans la salle, qui était vide à ce moment de la journée à l'exception d'un vieil ivrogne qui ronflait devant une bouteille de vieux rhum.
« Si tu cherches « La Mélasse », elle devrait être sur le port ce soir. Elle aurait peut-être du travail à te proposer. »
« Et Titi-Barbe-Rousse, qu'est-ce qu'il devient ? »
Jean-Mulâtre secoua la tête.
«  Les Anglais l'ont pendu l'année dernière. Et Robert-le-Turc a été envoyé par le fond au début de l'année. Bref, à ta place, j'essaierais « La Mélasse »... si le fait de travailler pour une femme ne te fait pas peur. »
Murville haussa les épaules.
« J'ai besoin de travailler. J'ai bien déjà servi l'empereur Napoléon III et le président Lincoln. Alors je peux bien servir « La Mélasse », à présent. »
Le tavernier lui fit un clin d'oeil et sortit une bouteille qu'il dissimulait derrière le comptoir.
« Tiens, la première est pour la maison. Je suis content de te revoir, mon p'tit Murville. J'étais sûr qu'un jour, tu reviendrais au Perroquet-qui-fume. Les Loas me l'avaient dit ! »
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Re: Le passé du C.al Mumu, tome 1 (1865-1867)

Messagepar Münsingen » 19 Janvier 2010, 21:41

« Avec ses mâts d’appoint télescopiques et ses deux roues à aube, le Zéphyr peut tenir la distance avec tous les gardes-côtes, qu’ils soient nordistes, confédérés, anglais ou français. Et s’il faut combattre, nous sommes équipés d’une double coque séparée par des feuillets métalliques ; quant à nos canons, ce sont ceux qui équipent les vaisseaux de ligne de la Confédération. Bref, nous pouvons être fiers de notre bâtiment. Mais restons prudents : les Américains ont mis en service des bateaux entièrement cuirassés pendant la guerre… »
« Je sais, c’est l’un d’entre eux qui a coulé la canonnière où je servais, répondit Murville. Un putain de « monitor » sur lequel rebondissaient nos obus. »
« … Et l’on raconte que toutes les autres flottes sont en train de s’équiper de bateaux analogues. Bientôt, toutes les marines de guerre seront construites entièrement en acier. Sans compter que l’on soupçonne les Anglais d’être en train de tester des vaisseaux submersibles ; on dit même que c’est l’un d’eux qui a éperonné le Krakken de Robert-le-Turc au mois de février. Il paraît aussi que Bismarck, le chancelier prussien, a accepté de financer les travaux d’un certain comte von Zeppelin visant à concevoir un dirigeable à structure rigide, plus rapide et plus solide que les ballons actuels. De leur côté, les Français auraient un projet comparable, baptisé « avion », dont le but est de mettre au point des engins volants plus petits mais encore plus rapides que ces nouveaux ballons prussiens. Bref, il faut s’attendre à ce que, d’ici dix ans, la menace nous vienne aussi bien des airs que de la mer. »
« Enfin, d’ici là, notre navire devrait pouvoir s’en tirer plutôt bien ! »
« Notre navire ? demanda La Mélasse en passant sa main gantée dans la tignasse blonde qui lui valait son surnom. Parce que tu te vois déjà à bord, Murville ? »
« Ben oui. Sinon, pourquoi tu m’aurais expliqué tout ça ? »
La grande femme au visage carré et buriné le dévisagea d’un air grave.
« J’ai effectivement besoin d’hommes sachant combattre à mon bord. Et, malgré tes dix-neuf ans, tu me parais avoir pas mal d’expérience en la matière : difficile d’avoir de meilleures recommandation que les fusiliers marins français ou les U.S. Marines. Cependant, si tu veux servir à bord du Zéphyr, il va falloir que tu retiennes trois choses : premièrement, je suis le Capitaine et tu dois perdre l’habitude de me tutoyer ; deuxièmement, tu dois apprendre à faire ce qu’on te dit, comme si tu étais toujours à l’armée ; troisièmement, sache que tu n’auras pas de solde mais que la moitié du butin de chaque prise sera partagée entre toi et tous les autres membres de l’équipage… »
« La moitié, seulement ? »
« L’autre est pour moi : c’est moi qui m’occupe de l’entretien du bateau, des vivres et des munitions –- quoi que, sur ce plan là, la fin de la guerre de Sécession devrait faire s’effondrer les prix. Et, j’oubliais : quatrièmement, tout manquement à la discipline à bord sera sévèrement sanctionné. Les Pirates ont eux aussi des lois et leur contrevenir peut valoir jusqu’à la peine de mort. Est-ce bien clair, mon petit... Mumu ? »
« Mumu ??? Mais c’est débile, comme surnom ! »
« Alors dis-toi bien une chose, Mumu. Je suis désormais ton capitaine et si je veux qu’on t’appelle Mumu à bord, tu t’appelleras Mumu. Est-ce bien clair ? »
Murville lui lança un regard furieux. Elle soutint son regard jusqu’à ce qu’il cède.
« C’est d’accord, mon capitaine. Après tout, je n’ai pas vraiment le choix. »
« C’est bien, Mumu, répondit la Mélasse avec un ton plus doux. Mais « capitaine » suffira : tu n’es plus dans l’armée. »

Elle lui administra une claque affectueuse sur les fesses et le conduisit à bord pour le présenter au reste de l’équipage.
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Re: Le passé du C.al Mumu, tome 1 (1865-1867)

Messagepar Münsingen » 19 Janvier 2010, 21:45

C’est à bord du Zéphyr du capitaine Eugénie « La Mélasse » Le Garouec qu’Eustache Murville, que tout le monde appelait désormais Mumu, fêta ses vingt ans au mois de mars 1866.

Il s’était parfaitement fondu dans l’équipage et sa nouvelle vie lui semblait juste une version plus agréable de celle qu’il avait menée dans les fusiliers marins.
La principale différence consistait dans le fait qu'il ne devait plus protéger mais arraisonner les bateaux convoyant des marchandises entre l’Amérique et la vieille Europe. Parmi eux se trouvaient notamment des navires chargés de ravitailler le corps expéditionnaire français qui servait au Mexique depuis 1863 ; quand le mauvais temps, la malchance ou des erreurs de navigation les séparaient de leurs convois, ils devenaient des proies de choix pour le Zéphyr. Certes, l’idée d’attaquer ses compatriotes avait posé des problèmes à Murville au début. Mais il s’était rapidement fait à l’idée que, désormais, sa véritable patrie était la fraternité des « hommes libres » –- comme se désignaient eux-mêmes les pirates qui sévissaient dans les Caraïbes. En outre, les équipages attaqués préféraient généralement se rendre plutôt que de combattre, si bien que les abordages ne dégénéraient que rarement en combats.
Le reste du temps, Murville le passait à s’entraîner au maniement du sabre, du pistolet, du fusil et de la gatling –- armes qu’il avait déjà eu l’occasion d’utiliser dans les deux armées où il avait servi –- ou bien encore à festoyer dans les ports dont La Mélasse rétribuait grassement les capitaines afin qu’ils ne posent pas trop de question sur l’origine de l’argent qu’elle et son équipage dépensaient dans les tavernes.


Bref, c’était la belle vie et le jeune homme se voyait bien parti pour mener une longue carrière de pirate.
A bord, ces principaux amis étaient Angus Fitzpatrick, un déserteur irlandais qui racontait inlassablement ses exploits pour la couronne britannique durant la Guerre de Crimée (il prétendait avoir perdu son œil droit au cours de la célèbre Charge de la Brigade légère de 1854), un gabier vénitien du nom d’Aldo qui avait fui l’empire d’Autriche suite à une rocambolesque histoire d’amour avec une aristocrate et un canonnier prussien du nom de Markus Klein, qui avait fait partie de la Kriegsmarine de l’empereur Guillaume avant de se mutiner avec tout son équipage contre les conditions de vie à bord.
Murville était également tombé amoureux de l’une des rares femmes qui se trouvaient à bord, une belle métisse originaire de la Barbade que tout le monde surnommait « Toledo » et qui comptait parmi les combattants les plus acharnés du Zéphyr ; cependant, plus vieille que lui de plusieurs années, elle ne s’intéressait pas beaucoup à lui.
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Re: Le passé du C.al Mumu, tome 1 (1865-1867)

Messagepar Münsingen » 19 Janvier 2010, 21:47

Un soir de juillet 1866, alors que le bateau croisait à l’Est de la Floride, Murville fut surpris d’entendre Markus et Aldo en venir aux mains au cours d’une discussion un peu trop arrosée.
« Vous êtes fous, les gars ! s’écria-t-il en s’interposant. Qu’est-ce qui vous arrive ? »
« Une bataille décisive dans la guerre qui oppose l’Autriche et la Prusse depuis quelques mois vient d’avoir lieu, répondit Markus. Les Prussiens l’ont emporté et ce crétin d’Aldo considère ça comme une bonne chose ! »
« C’est-à-dire que, maintenant, peut-être que Venise va enfin se révolter contre le joug autrichien ! »
« Oui, mais Guillaume et Bismarck vont pouvoir unifier tout le nord de l’Allemagne, comme ils rêvent de le faire depuis toujours ! Et à partir de ce moment là, plus rien ne les arrêtera : ni le duc Louis II de Bavière et ses alliés du Sud de l’Allemagne, ni la France, ni même l’Angleterre. »
« Bah, au pire, on aura droit à une grande guerre entre ces quatre puissances et ça nous fera des vacances. Après tout, les Américains se sont entre-tués pendant cinq ans ; au tour des Européens ! »
« Vous êtes inconscients, contre-attaqua Markus. Le puissant empire d’Autriche-Hongrie a été vaincu et rien ne peut plus s’opposer aux Prussiens. Même si les princes du Sud de l’Allemagne se regroupent dans cet « empire d’Edelstadt » dont rêve Louis de Bavière et même s’ils s’allient aux Français et aux Anglais, ils ne seront pas de taille à lutter contre la Prusse. Ce salaud de Bismarck veut contrôler toute l’Europe. Et quand il l’aura fait, il s’en prendra au reste du monde entier : l’Amérique y passera, ainsi que l’Afrique et même la Chine et le Japon. »
« Mais qu’est-ce que tout ça peut bien nous faire ? dit Murville en bâillant. Les grands empires de ce monde peuvent bien s’écrouler, nous resterons toujours des hommes libres protégés par les océans ! »
« Vous ne comprenez vraiment rien, dit tristement Markus en s’éloignant. En réalité, la fin du monde est proche… »
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Re: Le passé du C.al Mumu, tome 1 (1865-1867)

Messagepar Münsingen » 19 Janvier 2010, 21:51

La suite devait plus ou moins donner raison à Markus : dès la fin de l’année 1866, l’Allemagne s’unifia en deux blocs ennemis, la Prusse et l’Edelstadt, entre lesquels l’Autriche (qui avait bel et bien perdu la Vénétie entre-temps) tentait de jouer les arbitres. Cette situation inquiétait l’Angleterre et la France, si bien que Napoléon III décida de rapatrier dès 1867 les troupes qu’il avait envoyées au Mexique.
Il était clair que les quatre puissances européennes –- ou les cinq, si l’on considérait l’empire autrichien tellement fragilisé par sa défaite qu’il semblait sur le point de voler en éclats –- préparaient la guerre. Il était juste encore un peu tôt pour deviner qui s’allierait avec qui.
Le fait est que les puissances européennes se lancèrent dans une course à l’armement. Et les nouvelles armes que leurs ingénieurs mettaient au point devaient être testées. Les principaux cobayes des Anglais et des Français allaient être les pirates des Caraïbes, que l’on pouvait bombarder, gazer ou brûler sans risquer de provoquer un incident diplomatique…


Au mois d'août 1867, pratiquement deux ans jours pour jours après l’arrivée de Murville sur le Zéphyr, le bateau fut pris pour cible par l’un de ces « zeppelins » dont La Mélasse avait prédit le développement. Le dirigeable le rattrapa alors qu’il naviguait au large de la Jamaïque et lui lança des bombes incendiaires. C’était la première fois que Murville subissait un bombardement aérien.
Les bombes pleuvaient à côté du navire, éclatant sur la mer qu’elle transformait en brasier. Les pirates tentaient d’éteindre les feux que la chaleur déclenchait à bord ou de riposter ; mais les puissants canons du Zéphyr ne pouvaient pas être orientés suffisamment haut et ses gatlings tiraient un calibre trop léger pour être vraiment efficace contre un adversaire d’une telle taille.
Finalement, le bateau s’en sortit par miracle, lorsque son agresseur eut épuisé toutes ses munitions. Mais il avait été fortement endommagé : l’essentiel de sa voilure était partie en fumée et la sainte-barbe resta menacée toute la nuit par un incendie que les pirates ne parvinrent à éteindre qu’au petit matin suivant.


« Nous avons eu de la chance, annonça le soir La Mélasse à son équipage. Nous avons eu beaucoup de la chance mais ce qui nous est arrivé hier doit nous faire comprendre que le monde que nous avons connu est sur le point de disparaître. Nous devons nous adapter ou nous préparer à disparaître… »

Le mois suivant, elle revendit son bateau et acquit une canonnière submersible flambant neuve qu’un capitaine anglais dépressif lui échangea contre l’argent dont il avait besoin pour s’acheter une plantation en Virginie. La vingtaine d’hommes d’équipage anglais laissé à bord par le capitaine déserteur fut facilement neutralisée mais se posa ensuite le problème de faire entrer l’équipage d’un vaisseau de la taille du Zéphyr dans ce bateau minuscule. La Mélasse entreprit de sélectionner ses meilleurs éléments par une série d’épreuves physiques : Murville, Aldo et Markus les réussirent mais Angus, Toledo et de nombreux autres malchanceux durent quitter l’équipage.
Ce nouveau bateau fut rebaptisé l’ « Espadon ».
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Re: Le passé du C.al Mumu, tome 1 (1865-1867)

Messagepar Mycroft » 19 Janvier 2010, 21:53

Très belle entrée en matière.
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Re: Le passé du C.al Mumu, tome 1 (1865-1867)

Messagepar Münsingen » 19 Janvier 2010, 22:01

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Re: Le passé du C.al Mumu, tome 1 (1865-1867)

Messagepar Münsingen » 19 Janvier 2010, 22:02

Mycroft a écrit:Très belle entrée en matière.

Merci ;)
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Re: Le passé du C.al Mumu, tome 1 (1865-1867)

Messagepar la quadrature » 20 Janvier 2010, 22:41

bon ben t'as gagné! un fan de plus :lol:
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