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Voyage au centre de l'éther (bis)

Où l'on laisse libre cours à sa plume mécanique.

Voyage au centre de l'éther (bis)

Messagepar Tanc » 25 Décembre 2013, 22:53

Bonjour à tous! Woop, ça fait un bail que je suis pas venu!

J'avais commencé ceci il y a un certain temps sur ce forum. Puis, la vie arrive, j'ai fait une pause, j'ai fait d'autres choses, fini d'autres projets (dont un qui va être publié, wooptidoo!

Ayant bouclé mes autres choses, je me suis dit que j'allais m'y remettre. Du passé faisons table rase, j'ai recommencé depuis le début. Après plusieurs ébauches ratées, j'ai repris un nouveau tournant. Voici donc les premières pages de "Voyage au centre de l'éther", un roman définitivement steampunk à tendance pulp, n'hésitez pas à donner votre avis, bon ou mauvais :)

Bisoux et joyeux noël!

Le matelot posa son racloir une seconde pour admirer le soleil qui lachait ses derniers rayons au dessus des nuages, une lumière rasante peignant l'horizon de pourpre et de violet. Le froid mordant lui refit reprendre rapidement le travail éprouvant : enlever le givre qui se déposait sur la passerelle et qui alourdissait l'aéronef, un modèle Valmy, petit et rapide. Il aurait bientôt fini, s'il réussit à ne pas passer par dessus bord bien entendu. Il tire un coup sur sa corde, toujours bien attaché, toujours ça de pris. Il pense à sa couche et à la gourde de cognac qu'il garde en dessous.
Avec un peu de chance il pourra s'en prendre une goulée sans qu'il se fasse prendre, qui sait. Au moins il sera à l'intérieur et ce sera à un autre pékin de nettoyer l'extérieur. Ah ça, mézigue se prend toujours les pires corvées, quand il aura pris du grade il leur montrera à ces bandes de résidus de bagnards. A sa place qu'il les enverra et ils verront si ça les amuse de nettoyer de la glace à dix milles pieds au dessus du sol. Il frissone rien que d'y penser, il est marin lui, pas oiseau, il aurait jamais du se faire embarquer là-dedans, recruteur beau parleur ouais, on l'y reprendra plus à boire autant.
Il soupire une dernière fois, un gros nuage de buée se formant devant lui et il reprend son travail.

Dans la cellule retentissait un silence religieux. On entendait que le tapement des énormes gouttes sur les vitres renforcées de barreaux, le léger souffle des bougies et le claquement des pièces d'échec sur le plateau en bois.
L'homme dans son uniforme bleu clair réflechissait intensément puis se relacha soudainement, une lueur nouvelle dans ses yeux pâles.
« Ah ! Je crois que la partie va s'achever rapidement. Echec Herr Boulard ! »
« Je ne crois pas Ludwig, das glaub' ich nicht. Rien n'est fixe mon cher Ludwig, nous pouvons toujours passer outre les plans et les cases les mieux bâties. Je prends votre reine, échec, et mat si je ne m'abuse. »
Le sourire du prussien s'effaça rapidement et l'incrédulité apparut rapidement sur son visage avant de faire place à un instant de colère puis, comme une éclaircie, un sourire revint sur les traits jeunes de son adversaire.
« Ach ja, effectivement. Un jour je réussirai à vous battre Augustin, même si je dois venir tous les jours !
-N'hésitez pas, vous savez bien que je manque de distraction par ici. » fit-il, montrant d'un geste large sa cellule de pierre et les barreaux épais. S'y trouvaient un lit en fer avec un matelas, une petite table en bois sur laquelle on avait posé le jeu d'échec et un bureau où tronaient quelques feuilles remplies. Derrière une petite porte en bois on pouvait deviner les latrines qui donnaient sur la falaise.
« A ce propos, j'ai quelque chose pour vous. » puis, s'adressant au garde, « geh mal raus für ein Sekunde.
-Seien Sie sicher ?
-Das ist ein Befehl.
-Zum Befehl dann. »
Il attendit que le garde soit sorti puis, d'un air de conspirateur commença à fouiller dans sa veste d'officier. Il produisit un petit paquet enrobé dans un mouchoir.
« J'ai demandé à un ami de l'ambassade en Belgique de m'envoyer ça, j'ai pensé que ça vous ferait plaisir. » Il lui tendit le paquet avec un sourire timide.
Augustin commença à le déballer d'un geste précis.
« Je ne l'ai pas lu moi-même mais apparemment c'est très populaire chez vous. »
Le français posa l'emballage sommaire sur la table en bois, découvrant un petit livre relié en cuir.
« « L'Île Mystérieuse » de Jules Vernes, édition 1875 » lut-il.
« Je suis bien désolé que vous soyez enfermé dans une cellule telle que celle-ci mon ami mais c'est la guerre. » déclara l'officier prussien, gêné par la situation et baissant les yeux.
« La guerre est partout Ludwig je sais bien. Puis-je ? » Ludwig hocha la tête et Augustin s'approcha pour un accolade reconnaissante.
« Ah Ludwig, sans vos visites, voilà bien longtemps que j'aurais perdu la raison, enfermé ici. »
A travers la bruit continu de la pluie sur la plaine, un bruit de voix retentit dans le couloir, donnant à peine le temps aux deux officiers de se séparer avant que la porte ne s'ouvre à la volée.
« Was passiert hier ? » résonna une voix forte et autoritaire. « Que fous essayer de faire Herr Boulard, que ze paze-t-il izi ? » Un large homme entra en trombe dans la pièce, Augustin fut surpris de voir un homme noir en uniforme d'aide de camp l'accompagner.
-Nichts Herr Kolonel, j'essayais de soutirer de soutirer des informations au prisonnier. » répondit Ludwig en allemand. Augustin fit semblant de se frotter les côtes pour confirmer l'histoire.
« Hmph, vous devriez vous rappeler à quel point ce prisonnier est dangereux, et que nous sommes en guerre. Vos... inclinations pour l'ennemi n'ont pas lieu d'être ici. Vos liens à Berlin vous ont permis d'être affecté ici plutôt qu'au front mais cela ne vous protégera pas si vous êtes accusé de trahison !
-Je vous assure Colonel qu'il ne s'agissait que d'interrogation. »

Augustin cacha le livre sous ses vêtements dans son dos. Le colonel n'avait qu'une connaissance partielle du français et considérerait le livre comme extrêmement suspect.
« Capitaine Poulard » reprit le colonel, « foilà plusieurs mois que fous êtes izi.
-Cinq, colonel von Rorscheidt.
-Exactement, und in cinq mois, vous n'avez pas justifié fotre nourriture, ni l'excellent mobilier que nous afons mis à fotre disposition. » fit-il d'un air navré en balayant la pièce de ses larges bras. « nos soldaten dorment à zix par chambre et vous afez le luxe d'une champre pour fous, et pourtant, fous ne m'aidez pas. Je pourrais fous mettre dans une cafe mais non, je fous donne une belle chambre afec vue sur l'Elbe. Dites-moi pourquoi je fais ceci, hmm ?
-Colonel, je me tue à vous répéter que je ne sais rien sur le programme de transmatérialisation, pas plus que n'importe quel sol...
-Foutaises ! » Augustin se plia en deux quand le large point du colonel l'atteignit au plexus. La surprise lui fit lacher le livre. Il eut le réflexe de reculer sa jambe pour amortir le bruit. « Fous êtes un zouafe de l'Armée Impériale de la République ! Fous afez été formé et je le zais ! J'ai suffisamment affronté fos troupes en Namibie pour zafoir ce qu'il en est ! » le coupa von Rorscheidt en pointant à son oeil aveugle, complètement blanc. La lumière des bougies s'y reflétaient bizarrement et il fallut quelques secondes avant qu'il ne se rende compte que l'oeil était en ivoire.
« Ch'étais là quand Windhoek est tombé sous fos canons, ch'ai payé le prix de la défaite, und c'est uniquement grâce à Ninda que ch'ai pu m'en zortir fifant. » dit-il en pointant son aide de camp du doigt, un grand namibien aux longs bras maigres, un léger tremblement dans la voix. Il se reprit rapidement « Ch'ai affronté les zouafes là-bas et che sais que fous êtes formés à la tranzmatérialisazion ! »
Von Rorscheidt se rappelait de la chute de Windhoek, il était là quand les murs étaient tombés, quand les troupes coloniales avaient envahi la ville. Le bombardement avait duré des jours et des jours, pilonnage incessant depuis les aéronefs qui survolaient la ville. C'était il y a longtemps, avant que la Prusse ne développe ses batteries anti-aériennes. Il avait mené la dernière charge désespérée dans un ballon assemblé de bric et de broc. Un vent chaud et sec secouait sa voile, le rendant presque impossible à manoeuvrer. Un ballon contre une escadrille entière de l'armée française. Il n'avait pas tenu très longtemps mais il n'avait pas eu le choix, c'était ça ou continuer à se faire pilonner depuis le ciel, attendre comme une cible au champ de tir. Rien que d'y penser il enrageait. Quand il se rappelait que les troupes du continent s'étaient faites battre de la même manière à Valmy et qu'on ne lui avait pas transmis de rapport, il entrait dans une colère noire. Tant de vie sacrifiées, pour rien.
Son ballon était entré en collision avec une des aéronefs républicaines, il avait à peine eu le temps de sauter en parachute alors que les deux véhicules s'embrasaient comme un deuxième soleil sous le zénith de Namibie. Il avait vu la ville brûler depuis les montagnes, la ville dont il avait la garde réduite en cendre. Il ne regrettait qu'une chose : avoir manqué l'aéronef de commandement, la colonelle Louise Michel arpentait encore cette terre alors q'il avait été confiné ici à cause de ses blessures. Ninda l'avait recueilli et l'avait soigné jusqu'à ce qu'il rejoigne Kimberley en territoire afrikaner. Le voyage les avait rapproché et Ninda l'avait accompagné jusqu'à Berlin où von Rorscheidt avait fait son rapport au Kaiser et à Bismarck.
Son regard parcourut la pièce et tomba sur l'Île Mystérieuse.
« Was ist denn das ? »
L'aide de camp étendit ses longs bras squeletiques et écarta Augustin sans ménagement. Le colonel le ramassa et l'examina.
« Comment afez-fous eu ceci ? Qui fous l'a transmis ? » il se retourna vers Ludwig. « Comment avez-vous pu oser ! Je suis passé sur vos... visites régulières ici par respect pour votre famille mais cela dépasse tout ! Vous ne pouvez passer d'informations au prisonnier !
-Mais colonel, il s'agit de fiction, du roman d'anticipation, rien de plus. » répondit timidement le jeune officier.
« Osez-vous contester mes ordres ? » répliqua le colonel. « Au nom de quel principe avez-vous pu penser qu'il serait acceptable de lui envoyer des livres sans m'en référer ! Des hommes sont morts pour capturer cet homme, des hommes meurent chaque jour sur le front et soyez bien sûr que ce n'est pas pour que nos prisonniers se prélassent en lisant de la fiction puérile ! Sortez d'ici ! Dégagez ! Je m'occuperai de votre cas plus tard ! » Ses joues rouges vibrant de rage. « Des hommes meurent pour vous, pour votre futur, pour la grandeur de la Prusse, pas pour transmettre la culture de l'ennemi dans nos murs ! » continua-t-il dans une voix sourde de roulement de tonnerre alors que Ludwig sortait presque en courant. Il s'attarda une seconde, ouvrit la bouche, les yeux implorants vers Augustin puis se ravisa et sortit précipitement en évitant son regard.

« Et fous Herr Poulard. Je ne zais pas combien de lifres vous cachez izi et je ne feux pas le safoir. Vos efforts de guerre, qu'importe ô combien pathétique contre notre grande nation, ne me permette pas de nourrir une bouche inutile, ja ? Vous zerez donc exécuté à l'aube. Afez-vous compris Herr Boulard ? J'enferrai le cuisinier pour que fous transmettiez ce que fous foulez pour fotre dernier repas. Comprenez que ze n'est rien de personnel Herr Boulard, fous étiez de bonne compagnie. » puis, s'adressant à tous. « Alle raus ! »
Le garde et l'aide de camp sortirent les premiers suivis du colonel.
La porte se referma sur Augustin. Ah la condamnation à mort ! Il fallait bien que ça arrive un jour ou l'autre mais ajourd'hui n'était pas idéal. Pas avec la pluie dehors, il faudra accélérer les préparatifs.
Il tira une chaise jusqu'à la fenêtre et s'assit face à la campagne prussienne et posa sa jambe gauche sur l'autre. L'Elbe formait une large boucle en bas de la falaise, coulant paresseusement malgré la tempête qui jetait des trombes d'eau sur les vitres renforcées de barreaux. Il ne pouvait s'empêcher d'assimiler la boucle à la corde du pendu qui l'attendait, à moins qu'il ne soit fusillé, impossible à savoir. On toqua à la porte, il remt ses deux jambes au sol, se composa un visage approprié et d'une voix sanglotante, lança «  komm mal rein ! »
Le cuisinier entra, un petit homme maigre aux yeux enfoncés. Il salua le capitaine Boulard et attendit qu'il parle.
« Je, je viens de l'apprendre, revenez plus tard ?
-Kein Problem Herr Boulard. N'hésitez pas à me demander quoi que ce soit, je ferais de mon mieux, je ne sais pas si je vous l'avait dit mais j'ai été assistant du chef Choron au restaurant Voisin avant, avant tout ça. » répondit-il d'une voix prévenante en caressant son bras, une prothèse basique en bois, avant de s'éloigner. Il n'était pas méchant, il l'avait perdu sur le front français et avait été réaffecté ici.
Il ferma la porte doucement, tentant de ne pas faire trop de bruit. Augustin se remit au travail, il n'avait pas de temps à perdre.
Il souleva sa jambe gauche de pantalon, révélant les entrelacs délicats de métal et de bois qui formaient sa jambe en dessous de la cuisse. Il retira ses chaussures et ses chaussettes, ouvrit la trappe révélant l'intérieur de la mécanique et fit bouger ses orteils. Le jeu des pistons l'intriguait toujours. Il n'avait plus aucune sensation au toucher mais un ingénieux mécanique de pompes lui permettait de sentir la pression au sol. Gravé dans le bois, le Z du cinquième régiment de zouaves de la République coloniale.
Les prussiens avaient examiné sa jambe, de nombreuses fois, sans rien y trouver d'anormal. Il s'agissait d'une prothèse comme elles avaient commencé à apparaître il y a quelques années. Particulièrement sophistiquée et précise mais on pouvait s'y attendre pour un membre de l'élite des armées françaises.
D'un geste précis, il désenclencha un des pistons. Une violente douleur lui traversa la jambe et le plia en deux, il avait dû tirer sur un nerf. Etouffant un cri et reprenant son souffle, il fit tourner l'armature intérieure, l'os de métal qui remplaçait le tibia, révélant un petit compartiment qu'il ouvrit promptement, en retirant un sachet qui cliqueta quand il le posa sur la table. Il ouvrit ensuite son genoux et en retira une petite dynamo à ressort.
Il se dépêcha de remettre la trappe en place et sortit délicatement du sachet un étrange cristal enchassé dans un anneau de bronze.
Il libéra le ressort et la dynamo ronronna alors qu'il en attacha un fil à l'anneau de bronze et appuya l'autre fil par intermittence sur l'anneau qui s'illumina doucement en rythme. Il attendit une réponse qui vint une minute plus tard.
Lorsque le cuisinier revint, Augustin commanda un boeuf bourguignon accompagné d'un verre de vin. Un seul verre de vin demanda le cuisinier ? Ne préfereriez-vous pas une pleine bouteille ? Non, je dois être en forme pour demain, avoir la gueule de bois le jour de son exécution serait de très mauvais goût.
Augustin se coucha et attendit son exécution.

Dans le poste de pilotage à quelques kilomètres au-dessus, le lieutenant de marine scrute les nuages en contrebas, la tempête qui ne faiblit pas et le message qu'il vient de recevoir. L'opération doit être avancée de plusieurs jours. Une chance qu'ils soient arrivés en avance mais ils ne sont pas prêts, les balises n'ont pas été vérifiées. Il se reprend, allons, la mort ou la gloire ? La gloire bien entendu, la gloire pour la patrie ! La tempête n'est pas si mauvaise, aucun aéronef ennemi ne peut prendre l'air et la visibilité réduite pour les batteries anti-aériennes. D'abord avertir Paris de recalibrer les balises. Ensuite prévenir l'équipage. Enfin, prier et tout se passera bien. Il sort une petite croix de son uniforme. Pour Dieu et la République.

L'aube fut une notion toute relative tant la pluie obscurcissait le ciel. A peine un léger changement, des nuages plus gris que noir et un coq lachant un chant hésitant, ne sachant trop s'il accomplissait son devoir ou devait encore attendre quelques heures.
La porte d'Augustin s'ouvrit en grand et von Rorscheidt apparut en uniforme de parade.
« C'est l'heure Herr Poulard. Vous afez dix minutes pour écrire une dernière lettre que nous ferons transmettre à fotre armée et nous poufons fous donner un uniforme de qualité. J'ai bien peur que nous n'ayons pas d'uniforme de zouafe par contre.
-Je ne porterai pas d'autre uniforme que celui des zouaves colonel. Laissez-moi écrire une lettre d'adieu à ma famille.
Le colonel lui tendit du papier et une plume, salua et tourna les talons.

« Cher père,
Si cela ne réussit pas, je ne pourrai rentrer à Oran. On m'enterrera dans une tombe anonyme sur les bords d'une forteresse prussienne, oublié de l'armée et oublié de la république.
Cela fait des années que je veux rentrer mais je n'ai jamais eu l'occasion. D'une façon ou d'une autre, je réparerai cela et je ferai mon possible pour revenir t'aider à la ferme, mon engagement est bientôt fini. Après, peut-être resterais-je ou peut-être irais-je voyager. Le dehors m'appelle mais peut-être est-ce juste cette prison qui me pèse.
Nous partirons ensemble et tu me montreras l'Italie, tu m'emèneras sur les tombes de nos pères en Sicile et nous pourrons oublier la guerre.
Embrasse mère pour moi.
Ton fils,
Augustin »

Un pincement au coeur. L'opération avait été calculée depuis longtemps mais ils avaient été brusqués, l'exécution ne devait pas avoir lieu si tôt ! Qu'importe, il n'avait pas le choix. Tout se passerait bien et bientôt, il reverrait sa terre natale.

Il va à la fenêtre. Ce point là-haut, serait-ce un oiseau ou son salut ? Déjà la porte s'ouvre.
« Allons-y. »
On ne le menotte pas, deux gardes l'entourent de chaque côté et le colonel marche quelques pas devant dans les couloirs de pierre de Königstein, de l'eau s'infiltrant ici et là entre les pierres sous la violence de la tempête. Dans la cour, un poteau de bois nu. Ce sera donc la balle. Un point de peur commence à venir, non, un zouave n'a pas peur, il n'a pas peur. Il est un officier de l'armée de la république, il a affronté le désert et a survécu aux bataillons disciplinaires, il n'a pas peur. Tout se passera bien.
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Tanc
 
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