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[WIP Courte nouvelle] La fin.

Où l'on laisse libre cours à sa plume mécanique.

[WIP Courte nouvelle] La fin.

Messagepar Canis Cordis » 24 Juillet 2013, 19:53

C'est en progression. Vous aurez bien assez tôt la suite et fin de cette nouvelle.


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J'crois bien qu'j'ai rencontré ma mécano, en premier. Ouais. Pour le coup, j'ai tout chier et j'suis pas bien fière de moi... Parce qu'à l'époque, j'étais pas la grande gueule que j'suis aujourd'hui. Je sais... C'est dur pour toi d'imaginer que j'suis une grande gueule. Mais c'est parce que j'suis pas pareille avec toi ! Tu m'connais trop bien, pour que j'te traite comme tous les autres...
C'était l'automne. Y avait cette fille, qu' était v'nue s'asseoir à coté d'moi. Elle était pas vilaine, très fine, avec un r'gard assez faquin, t'sais. Elle avait les yeux verts, un grand sourire, elle s'appelait Claire. J'avais pas envie d'parler aux autres, j'me souviens, y avait du monde dans cette taverne. Mais j'étais pas là pour me taper la discute, j'aimais pas les gens -j'les aime toujours pas, en général.-, alors j'me suis assise toute seule jusqu'à c'qu'elle squatte ma table, avec son sourire enjoué. Elle m'a demandé ou j'avais eu mon chapeau. J'savais plus. Alors j'ai dit
« J'sais plus. »
Et ça l'a fait rire... C'est à croire que les rire me fond fondre, parce qu'un rictus amusé m'a écorché le visage à ce moment là. Et c'était parti pour huit mois de complaisance. Ah, j'étais jeune, à l'époque ! J'pensais qu'à sortir, boire des verres et m'amuser avec des amis. J'pensais pas aux femmes, encore moins aux hommes -que je méprisais déjà- et j'pensais pas à dev'nir riche. Ouais... Mon père était encore là, en ce temps là. C'était tellement bien.
Et puis les huit mois ont passés, la gamine est parti avec un bougre au regard bleu ténébreux. Tss. Les femmes, j'te jure.. ! Bref, j'avais besoin de partir. Alors je l'ai fait. J'ai prit le bateau pour une croisière d'une semaine ! Habillée en homme -ce qui me parut, à l'époque, bien confortable-, j'étais prête à remplir une mission pour l'état, bien que je ne m'étais pas intéressée à cette mission et qu'au final, je ne l'avais pas remplie du tout.. ! Ce n' était qu'une semaine, mais nom d'un chien, cette semaine fût longue. J'me souviens plus d'quelle manière, mais un mat'lot m'a grillée au bout de trois jours de voyage. J'crois que j'pissais juste dans une cale et... Bref. Alors quatre ou cinq gaillards m'ont encerclés, j'ai pas trop compris c'qu'ils voulaient, j'me disais qu'si jamais ils tentaient quoi que ce soit, j'les tuerais tous de toute manière... Ça m'semblait pas tellement complexe, ils étaient tous débiles à souhait. Mais soudain, l'un des gars qui était resté à l'écart à balancé une clef à molette sur la tête d'un d'ceux qui m'entouraient. L'idiot s'est écroulé en hurlant, les autres se sont écartés et un p'tit clampin s'est approché, m'a prise par la main et s'est barré avec moi. J'étais surprise, ce con m'emmenait dans une cale, avant de la fermer à clef. J'm'étais dit « c'gringalet, j'lui met la misère quand il veut.. ! » puis il a enlevé sa casquette avant que tout ses cheveux ne se mettent à tomber sur son épaule... Wouah... J'avais les yeux comme des billes, j'me souviens qu'j'avais presque faillit m'casser la gueule a cause d'une secousse, tellement j'étais perturbée. C'était elle, que j'avais rencontré y a huit mois, mais que j'avais ignoré. Et elle venait d'me sortir d'une mauvaise passe... Oh c'est sûr, j'les aurais tous mis à terre sans problème, mais après ça, j'aurai due fuir la marine, tout ça... Alors à la première escale, on s'est enfuie toutes les deux. Elle m'a expliqué, pendant les mois qu'on a passé ensemble, qu'elle était tombée sous mon charme dès notre première rencontre. Elle m'avait tout d'suite reconnue, habillée en homme, sur le rafiot. J'étais sidérée d'lui avoir fait un tel effet et pendant tout c'temps, elle était jamais v'nue vers moi, elle s'irritait d'jalousie pour la p'tite Claire et j'en savais que dalle. « C'est con » J'lui avais répondu. Ma réponse était un peu pourrie, mais c'la dit, ça passait bien. Après ça, on s'lâchait plus.
Le deuxième qui est entré dans ma vie, c'est l'cartographe. Un mec un peu prétentieux, du genre à gonfler le torse devant les donzelles, mais c'est en fait un bon Panda moelleux et terriblement romantique. Ah ça, ouais. Il bave de romantisme. C'est presque dégueulasse ! On s'était pommée, avec la mécano. Faut l'avouer, on était douée pour ça. J'venais d'récupérer le zepp' de mon père, quand on a décidé de s'la jouer vagabonds des bac à sable... Après ça, on avait plus qu'nos yeux pour pleurer. Pas un sou en poche, pas de carte -et de toute façon j'sais pas lire-, rien. Alors on a fait une escale dans un endroit qu'on connaît pas. C'est pas plus compliqué. Installées en ville, on s'apprêtait à mendier histoire d'avoir de quoi bouffer quand un homme imposant, au regard de glace s'est approché de moi.
« Mademoiselle... »
Je le regardais de mes grand yeux pleins de méfiance, indiquant par ce regard que s'il m'approchait trop jusqu'à respirer mon air, je l’assommerais sur-le-champ. Devant ma détresse, le malin se mit à me sourire de toutes ses dents comme un renard devant une poulette ! « Oh put*** » pensais-je. Faut bien lui accorder ça, c'garçon fait pas dans la dentelle, quand il veut avoir l'air d'un sociopathe, il l'fait très bien ! Enfin l'problème, c'est qu'il pense être rassurant, quand il fait ça.
Ma p'tit machiniste d'un mètre cinquante cinq tenait en main gauche une clef à molette plus grosse que sa tête, en l'regardant de bas en haut. Plutôt élégant, chapeau haut d'forme, queue d'pie, monocle,... Manquait plus qu'la moustache, il aurait fait un parfait cliché !
Juste une chose clochait, dans son accoutrement. C'était ses mitaines noires miteuses. Ça aurait due m'faire tilt, mais non. Je n'ai appris sa pauvreté qu'après deux bonnes heures de discutions tordantes que la fortune de sa famille avait été dilapidée. L'aisé avait une éducation des plus raffinée, tandis que ma personne crachait par terre et que ma compagne de voyage se roulait sur les pavés dans un fou rire. J'crois bien qu'c'est ça, qui l'a décidé à nous aider. On était pas du même monde et lui voulait en changer. Notre côté vulgaire et sauvage était pour ce petit Lord une source d'oxygène pure et simple. Et j'pense que c'est pour ça qu'après nous avoir aidées, il est resté.
"Soudain la vapeur se renverse, toi qui croyais faire la loi, tout existe et bouge sans toi..."
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Canis Cordis
 
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Localisation: Sur la mer, dans les airs, je vogue accompagnée d'un équipage maladroit.

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