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La Comtesse de Dunklesonne - Chapitre 1 : Theraphosa Blondi

Où l'on laisse libre cours à sa plume mécanique.

La Comtesse de Dunklesonne - Chapitre 1 : Theraphosa Blondi

Messagepar Oscar Stavermond » 14 Avril 2017, 17:10

Bonjour tout le monde, je poste ici le premier chapitre de l'histoire que je suis en train d'écrire : "La Comtesse de Dunklesonne", afin d'avoir des retours sur mon travail. En espérant que cela vous plaises, bonne lecture.


Résumé : Katarina est depuis longtemps comtesse de Dunklesonne, ville qu'elle à su amené à la prospérité grâce à la puissance des industrie. Mais au prix d'un épais nuage de cendres au dessus de la ville, cachant en permanence le soleil et plongeant les habitants du comté dans la nuit éternelle.


Chapitre 1 : Theraphosa Blondi


Katarina serra minutieusement la dernière vis pour faire tenir le dernier engrenage de son automate. Elle s'autorisa un soupir de soulagement avant de lever la lentille grossissante qui tenait devant son œil droit grâce à des tiges d'acier reliées à la monture d'une ancienne paire de lunettes qu'elle avait modifiées pour lui permettre d'alterner simplement différentes lentilles. Lentement, elle se recula pour admirer son œuvre : une theraphosa blondi, plus connue sous le nom « d’araignée Goliath », reproduite a échelle réelle. Katarina passa ainsi quelques secondes, à la fois à admirer sa création, et à guetter la moindre imperfection qui aurait pu passer à travers son méticuleux assemblage. Visiblement chacun des composants se trouvait à sa place. Katarina attrapa une des bobines de fil de soie d’araignée qui se trouvait derrière elle, pour la fixer à l’arrière du thorax, ou se trouvaient normalement les glandes séricigènes, puis à l'aide d'une fine pince, elle tira le fil pour en faire dépasser un petit morceau par les filières artificielles. Puis, du bout des doigts, elle saisit l'arachnide par le corps pour la poser sur les pattes.
Katarina avait presque fini sa création, il ne lui restait plus qu'à y ajouter sa petite touche personnelle comme elle disait à chaque fois qu'un curieux lui demandait quel était son secret. Elle enfila une paire de lunettes d'aviateur aux verres teintés qu'elle serra devant ses yeux pour éviter qu'elles ne glissent. Puis il y eut un flash de lumière blanche qui se vit à travers les vitres de l'atelier, à plusieurs dizaines de mètres dans Dunklesonne. Une fois le flash passé, Katarina desserra lentement ses lunettes, les yeux rivés sur sa création. Lentement, les pattes de l'araignée commencèrent à soutenir son corps. Dans un cliquetis métallique, elle fit ses premiers pas. Katarina posa sa main devant elle, après une seconde où l'on aurait dit que l'automate était en train de peser le pour et le contre de sa future action, l'arachnide monta sur la main de l'inventeuse qui l'amena lentement devant ses yeux. Durant quelques secondes, elles se fixèrent, avec seuls les quelques bruits métalliques de l’araignée pour briser le silence de l'atelier.
Je vais t'appeler Thérésa, dit Katarina en s'adressant à l'automate avant de lentement le reposer sur la table en bois de l'atelier.
Rapidement, l'arachnide regagna le bois de la table, qui lui offrait bien plus de place que la main de Katarina.
Qu'est ce que tu en dis ? Lui demanda Katarina.
Pour toute réponse, l’araignée de métal se contenta de se redresser en faisant claquer ses mandibules.
D'un coup, quelqu'un ouvrit la porte de l'atelier, en même temps, Katarina et Thérésa se tournèrent vers le visiteur qui venait de passer l'entrée. Ce n'était autre qu'Oswald, le majordome de Katarina, dans son costume blanc et noir.
Ma dame, la réception va commencer dans quelques heures.
Katarina et lui avaient beau se connaître depuis de longues années, Oswald n'avait jamais abandonné son ton formel, et cela faisait longtemps, trop longtemps se dit Katarina, qu'elle n'avait pas vu son teint pâle s'illuminer par une quelconque émotion.
Quoi, quelle heure est-il ? Dit Katarina légèrement paniquée.
Seize heure ma dame.
Katarina écarquilla les yeux, elle avait passé pas moins de treize heures à assembler Thérésa, qui venait de tendre un fil pour descendre le long de la table de bois sur le sol de pierre de l'atelier. Elle saisit un vieux morceau de tissu qui traînait sur une des étagères pour s'essuyer la graisse qu'elle avait sur les mains, et se dirigea vers Oswald.
Alors qu'est ce qu'on attend ? elle dépassât Oswald qui se tenait devant l'entrée de l'atelier, fais rentrer les enfants et convoque mes domestiques, il me faut une tenue plus présentable.
C'est déjà fait, lui répondit Oswald en se doutant que Katarina ne l'écoutait déjà plus.
Il faisait noir dehors, non pas que la nuit tombait spécialement tôt à cette saison de l'année, mais Dunklesonne était une ville qui avait acquis une superpuissance industrielle au prix de la lumière du jour. Les différentes fonderies et autres fabriques à base de charbon et autres combustibles tournaient nuit et jour, si bien que le nuage de fumée émis avait fini par faire complètement disparaître le jour, au profit d'une épaisse et éternelle nuit.
En rejoignant Katarina de son pas rapide, Oswald en profita pour allumer la lanterne à huile qu'il tenait avec lui.
Ne traîne pas, nous avons beaucoup à faire avant ce soir, dit Katarina à Oswald une fois qu'il fut à côté d'elle en train de l'éclairer avec sa lanterne.



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Oscar Stavermond
 
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