Coucou !

Désolé de l'indisponibilité du forum ces derniers temps. La situation actuelle n'a pas été très facile et ça a mis plus de temps que prévu.

Mais ça y est ! C'est revenu !

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Khin
(29/11/2020)

[Décembre 2011] Vous êtes ici (voir image)

Où l'on imagine chaque mois sur un sujet donné...
Merle
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Message par Merle » 01 décembre 2011, 19:56

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Expédition vers les hauts sommets enneigés, à la recherche de l'anomalie végétale, du chaînon manquant, du mystère de la pommade anti-coups de moines combattants ou d'une cité perdue...
Ferez-vous tourner mille moulins à prière à vapeur ? Croiserez-vous le plus-Abo-que-minable Homme des neiges ?

Vous ne rêvez pas, vous êtes au Népal (un pays historiquement fermé au cours du XIXe siècle, mais on n'est pas à une uchronie près) !
Vaporistes haut perchés, expéditionnaires à grabuge, racontez-nous vos histoires de laine de yak.
Autant de motivation qu'une lettre de motivation.
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Sir François d'Arz
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Re: [Décembre 2011] Vous êtes ici (voir image)

Message par Sir François d'Arz » 04 décembre 2011, 23:13

Aller ! La Bretagne ouvre le bal en ce quatre du mois de décembre ! Mon histoire ne se passe pas exactement dans le temple montré si dessus, mais on est quand même à la frontière népalaise donc j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur ;)

***

Le vent fouettait les visages, le froid prenait à travers les épais manteaux et la neige qui tombait sans arrêt empêchait les hommes de voir à plus de cinq mètres devant eux. La pente montait toujours sans qu'on put en deviner la fin, mettant chaque pas un peu plus de distance entre l'expédition et la Chine, et rapprochant à chaque pas un peu plus du Népal. En tête, Changpa Gurak, le guide, tâchait de ne pas perdre les vingt hommes qui le suivaient. Tous étaient forts et bien bâtis, et si leur peau blanche semblait réagir assez négativement aux températures, ils ne laissaient rien transparaître. Ils étaient la fierté de sa Majesté, l'élite des troupes coloniales de l'Empire britanniques, des vétérans cent fois décorés. Ils étaient les premiers hommes à gravir l'Himalaya à une telle altitude, et bientôt l'Union Flag flotterait sur le toit du monde. Ces hommes étaient la gloire de l'Empire où le soleil ne se couche jamais.
Mais une telle expédition n'avait pas seulement pour but le prestige. C'était une quête. Une quête qu'aucun homme, sinon un Britannique, ne pouvait accomplir. En fait, une quête qu'aucun homme, sinon un Britannique, n'aurait jamais pensé à entreprendre. En ce lieu où seul le froid règne en maître, où la roche couvre tout, où nul être vivant ne posa jamais le pied, en ce lieu pousse un plante, une herbe, qui résiste à tout. Une herbe dont les vertus sont inconnues, et que même les locaux n'ont jamais vu. Une plante de légende. Une plante que la Reine demande.
George MacNeil, commandant de l'expédition, se retourna pour compter ses hommes. Tous de fiers soldats. Tous Highlanders. Tous prêt à mourir pour accomplir leur devoir. Qui mieux que les fils d’Écosse peut mener à bien cette dure mission ? Trois hommes avaient déjà péri, mais cela importait peu. Depuis maintenant six heures, ils savaient qu'ils n'étaient pas seuls. Là, quelque part dans la tempête, les attendait un être monstrueux, un être dont les indigènes ne parlaient qu'à mi-voix. Mais la route ne serait plus longue, bientôt le sommet serait en vue et avec lui la récompense à tant de souffrance.
MacNeil repris son ascension, mais il perdit le guide de vue au bout de seulement quelques minutes. A plusieurs reprises il appela, tentant de se faire entendre nonobstant la tempête. Il accéléra le pas sur une dizaine de mètres, mais Gurak avait disparu. Levant le poing, l'officier fit s'arrêter la troupe.
« MacPherson, Campbell ! »
Les deux appelés s'approchèrent. La situation devait être éclaircie. En attendant, ils pouvaient espérer que le guide les retrouve. Avancer dans cette tempête serait certainement le perdre. Soudain, des coups de feu partirent de l'arrière de la colonne, et les cris des hommes s'élevèrent. La bête était de retour.
Redescendant, MacNeil rassembla la troupe en cercle. Le silence se fit. Puis une ombre jaillit de nulle part, emportant la tête du soldat Graham avant de disparaître à nouveau. Une nouvelle attaque, et une autre. De temps à autre, un coup de feu partait, une baïonnette fendait l'air. Le cercle se brisa, et un coup d'une violence inouïe envoya l'officier valdinguer à plusieurs mètres. Il se releva presque aussitôt. Son fusil était perdu, mais il avait dégainé son fidèle sgian dubh. Le poignard n'était pas bien impressionnant, mais il était dans le clan depuis près de trois siècles et avait fait couler assez de sang (anglais en particulier) pour repeindre Buckingham Palace. MacNeil ne voyait plus ses hommes, mais ses yeux de Highlanders parvinrent à discerner une forme gigantesque au milieu de la neige.
La créature faisait la taille de deux hommes. Son corps était couvert d'une fourrure épaisse et ses dents auraient pu déchirer aisément un blindage d'acier. Ses yeux noirs fixaient l’Écossais. Il est vrai que son plaid aux couleurs du Black Watch et son doublon rouge n'étaient pas des plus discrets au milieu du paysage blanc. S'il s'en sortait, il reparlerait de cette histoire d'uniforme...
La créature bougea, et avec une vitesse fantastique fondit sur le combattant qui esquiva juste à temps un coup qui aurait pu le décapiter. Se retournant, il décida de contre-attaquer avant que la créature ne réagisse.
« Buaidh no bas !!! »
Au cri de son clan, et en une fraction de seconde, MacNeil fondit sur la bête et lui trancha la gorge. Le monstre lutta malgré la douleur, mais il expira bientôt.

Les hommes furent lentement réunis, et on comptabilisa trois morts de plus. La route, elle, était définitivement perdue. Toutefois, alors même que les soldats tâchaient de trouver une solution à leur situation, Changpa Gurak jaillit de la tempête.
« Vous venir. Moi trouver sommet. Tout près. »
Ils le suivirent, reprenant leur ascension comme si de rien n'était, laissant là des tombes de fortune.
Et bientôt, ils quittèrent la tempête comme on ressort de l'eau. Le soleil inondait une mer de nuages d'où jaillissaient seulement quelques pics. Ils avaient réussi. A perte de vue, le ciel immense et infini, d'un bleu d'une clarté telle qu'ils n'en reverraient jamais. Les rayons réchauffaient leurs peaux. Mais alors qu'il voulait sortir l'Union Flag pour le planter sur cet îlot aérien, MacNeil vit une chose incroyable.
Là, sur le sommet de la montagne, se dressait une hampe. Sur cette hampe flottait un étendard aux trois bandes bleue, blanche et rouge. Et au pied de cette hampe était assis un homme qui se faisait à manger. Autour de lui, il y avait plusieurs pousses de la plante tant convoitée.
Ne sachant que faire, les soldats gravirent les derniers mètres pour aller à sa rencontre. L'homme les salua.
« Bennozh les jeunes ! Si j'm'attendais à ça. Je pensais qu'vous y arriveriez jamais. »
« Mais... mais enfin... » tenta d'articuler l'officier écossais. « Qui êtes-vous, par saint George ? »
« Yann Gallic, armée française. Les autres sont redescendus depuis un petit moment déjà, mais je suis resté vous attendre, histoire d'être poli. Si vous êtes là pour planter un drapeau, c'est trop tard, désolé. »
MacNeil devait garder son calme, et surtout préserver l'honneur de la Couronne. Pour cela, il ne fallait pas montrer au Français – pire, au Breton ! - qu'il avait emporté la partie.
« Nous... cette histoire de drapeau ne nous concerne absolument pas. Nous sommes là pour la plante, et nous ne repartirons pas sans elle. »
« C'est votre affaire ça mon gårs*. Mais j'ai eu le temps de la regarder un peu... c'est du thé. Résistant, certes, mais juste du thé. »
« Et alors ?! Sa Majesté a déjà bu tous les thés sur cette fichue planète, sauf celui-ci. Nous allons donc le lui ramener, que vous le vouliez ou non. »
« Oh moi vous savez, je m'en fiche un peu. Faites ce que vous voulez aussi longtemps que vous ne plantez pas votre drapeau ici. »
Courroucé, l’Écossais se contenta de cueillir la plante, et avant même que le Breton ait pu rire de la situation, les Highlanders étaient sur le chemin du retour.

Six semaines plus tard, au pied de l'Himalaya, Changpa Churak essayait toujours de comprendre la mentalité des Blancs. Bien plus loin, à Stornoway, Écosse, George MacNeil maudissait tous les Bretons. Sur l'Île d'Arz, Bretagne, Yann Gallic racontait pour la douzième fois son aventure à une bande de marins hilares. Et à Londres, Angleterre, la Reine se plaignait de la mauvaise qualité de ce nouveau thé qu'on venait de lui apporter.


*retranscription de l'accent breton
C'est inutile donc indispensable !
"We shall never surrender." W.Churchill
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Re: [Décembre 2011] Vous êtes ici (voir image)

Message par Miss-Melian » 06 décembre 2011, 12:47

Petit montage à partir de différentes illustrations (illustrations principale : "sketches of Nepaul - Temple of SRU KHRISHNA" in The illustrated London News, novembre 1855)
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Message par Antoine Jolivet » 06 décembre 2011, 20:57

J'aime !
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(Th. B.)
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Re: [Décembre 2011] Vous êtes ici (voir image)

Message par Guillotine » 06 décembre 2011, 22:06

J'passe à l'arrache pour vous montrer ce que j'ai fait à l'arrache. C'était pour essayer un stylo.

Tu me diras, j'aurais du essayer autre chose, c'est un choix moyennement judicieux quand on sait pas faire les drapés. Ni les machineries. Bref.

Image
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Re: [Décembre 2011] Vous êtes ici (voir image)

Message par Merle » 08 décembre 2011, 19:54

C'est le moine qui fait marcher la machine ou la machine qui fait léviter le moine ? :D
Autant de motivation qu'une lettre de motivation.
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Re: [Décembre 2011] Vous êtes ici (voir image)

Message par Emile Clapeyron » 08 décembre 2011, 23:23

Ç'aurait été drôle qu'il arrive plus haut que l'autre ^^
la magie est le refuge de l'incompétence. nous autres mécaniciens, nous contrôlons le monde

steamer, moi? non, vaporiste !


les goggles, c'est mainsteam
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Re: [Décembre 2011] Vous êtes ici (voir image)

Message par Guillotine » 10 décembre 2011, 15:28

La technologie plus forte que l'esprit ? :p

J'voyais plutôt un truc du genre "Chacun se démerde comme il peut" :lol:
"Je ne comprendrai jamais rien à la misanthropie. Je refuse l'idée qu'elle puisse se comprendre."
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Re: [Décembre 2011] Vous êtes ici (voir image)

Message par Comte de Ham » 15 décembre 2011, 08:45

Sir François d'Arz a écrit :Aller ! La Bretagne ouvre le bal en ce quatre du mois de décembre ! Mon histoire ne se passe pas exactement dans le temple montré si dessus, mais on est quand même à la frontière népalaise donc j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur ;)

***
J'adooooore.... Merci, jolie contribution
ARMOIRIES
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Re: [Décembre 2011] Vous êtes ici (voir image)

Message par SteamHatter » 29 décembre 2011, 22:04

Voilà donc mon petit récit, je m'excuse à l'avance pour les quelques ( j’espère que se ne sera que quelques) fautes d'orthographes qui pourraients parsemer mon texte, j'essai au mieux de régler mon problème ^^. A tous bonne lecture et que la folie vous porte.


******************************************* La Rencontre ***************************************************


J'allais enfin pouvoir me présenter devant le grand Panchen Lama, j’étais fébrile et pourtant soucieux à l'idée de rencontrer cet emblème de la religion bouddhiste. Si j'arrivais à me faire accepter au Monastère de Kopan. Après des semaines de voyage en ballon à travers les plaines de Gange, de traversé pédestre dans le froid des montagne Népalaises j'allais enfin peut être me voir offrir la chance de suivre l’enseignement de grand maître. Cela faisait de longues minutes que observais le temple quand je me décidait enfin à y entrer.
Mais avant de pousser les lourdes portes de bois de Sal qui fermaient le lieux de recueillement je laissais mon pistolet Tesla et mon tromblon à plasma dans les pochettes qui pendaient aux cotés de mon yak. Je pris avec moi mon carnet de route et mon fidèle crayon graphite. Je fus surpris par la légèreté de la porte, en entrant je retirais ma chapka et mes chaussures. Un moine vint m’accueillir et me conduire au  Panchen Lama. Tout dans ce temple me faisait rêver, des dorures richement ciselées aux statues de marbre peintes rien ne laissait ici place à l’approximation. Le tapis au multiples fils d'or qui ornait le sol était agréable, les fines bandes de laine de Yak qui serpentaient à travers les motifs religieux réchauffait mes pieds à chaque enjambés.

Arrivé à la fin du long corridor le moine se retourna et me dit avec une voix ne laissant paraître aucunes émotions et qui pourtant portait une douceur et une mystérieuse musique :

-Mahāna pan̄cēna lāmā tumhārē li'ē intazāra kara rahī hai *

J’entrais dans le temple tête baissée pour ne pas par erreur croiser le regard du grand mettre spirituel sans son accord, d'un œil discret j'observais la pièce et me promettais de tout rapporté en détail dans mon carnet dès que l'occasion m'en serrait donnée. De lourdes colonnes de pierre soutenaient le plafond qui été très finement taillé, des fresques aux couleurs vives ornaient les murs. Elles représentaient pour la majorité les épisodes de la vie de Bouddha. Tout en avançant je repensais à ce qui m’avait amené ici : J'avais tout quitté, mon poste de professeur d'histoire à Oxford, mes étudiants si brillants, ma bibliothèque, et encore plus important ma femme, ma chère Elisabeth que j'avais laissé seul avec mon fils Matthew . Mais je l'avais choisi, j’avais fait part au grand conseil de mon projet de périple, et grâce au soutien du Maître Browning j’avais obtenu le budget dont j'avais besoin pour entreprendre ce voyage. Quand j’eus enfin atteint la première des marches qui menaient au Panchen Lama je put remarquer que l'escalier comptait 108 marches, et je ne put m’empêcher de faire le rapprochement avec les 108 péchés commis par Bouddha lors de son existence.

Je m'agenouillais et tendit une offrande au maître, la tradition voulais que tout voyageur offre, en retour d'une entrevus avec le Panchen Lama un fleur de l'arbre Bo, l'arbre de sagesse, qui ne pousse qu'au sommet des plus grandes cimes de l’Himalaya. Cette arbre fut selon la légende celui qui par ces figues guérit les blessures de bouddha et où ce dernier médita pendant 108 lunes pour expier ces péchés.
Je sentis la main de Panchen m’effleurer les doigts pour se saisir de l’offrande puis il s'adressa à moi dans ma langue maternelle :

-Relève toi Lawrence, et regarde moi, que je puisse voir en ton âme et juger si tu est digne de recevoir l'échange qui va suivre.

Je pris une grande inspiration et me relevais avec lenteur, je rouvris mes yeux et pu enfin observer la personne que j'attendais voir depuis maintenant un cycle. Je put ressentir son regard m’analyser de la tête aux pieds, j’eus plusieurs fois l'envie de lui poser une question, mais je retins mes interrogations pour plus tard. Après une longue période que je ne peux mesurer car après deux heures je perdis le compte et le temps me parut s'étirer à l'infini.

-Je vois que tu à au moins appris la patience lors de ton voyage, c'est une bonne chose et je suis heureux de voir que même si tu à voulus de nombreuses fois mettre fin à ce silence par une question tu t'en ai abstenus. Nous pouvons maintenant commencer notre entretient. Viens avec moi, nous allons pouvoir discuter autour d'une tasse de thé.

Je n'osais pas répondre et le suivis vers une pièce qui, malgré le décore fourni qui soulignait le rôle religieux du lieu, pouvait s'apparenter à un salon.

Il sortit de sa poche les fleurs de l'arbre Bo que je lui avais offertes, et à ma grande surprise en retira le feuillage et plongea ce dernier dans l'eau bouillante pour le faire infuser.

-Assis toi, et discutons un peu le temps que le thé sois près. Alors Lawrence, que viens tu faire dans notre Monastère ?

Tout en l'écoutant je pus l'observer en détail, son visage fin et sculpter de milles et une lignes par les ages était encadré par une fine barbe Ses cheveux courts et argentés me rappelais les champs que j’avais eu le plaisir d'observer au Japon lors de mon précèdent périple.

-Je viens vous demander de m'accepter comme novice dans votre monastère, j'aimerais suivre la formation que vous réservez à vos jeunes élèves jusqu'à leur majorité. Je sais que cette requête est insensé et que je suis malgré mes vingt cycles trop vieux pour recevoir un tel enseignement mais je fais appel à votre bonté.

-J’entends tes paroles, mon fils et je pense que même si tu te juge trop vieux tu est apte à recevoir notre enseignement. En quittant ta famille pour te lancer dans la quête des fleurs de Bo et bravant les éléments pour parvenir ici tu a prouvé ton désir de devenir l'un des notre. J’accède donc à ta requête, mais sous réserve que tu face serment de ne jamais révéler se qui te sera enseigner et de suivre la formation jusqu'à son dernier jours quoi qu'il arrive.

-Je me tiendrais à ce serment et promer devant mes pères que jamais je ne chercherais à fuir cette formation.

Quand la theillere siffla il se leva et me tendit une tasse fumante  :
-N'oublie jamais qu'en buvant ce liquide divin tu te lies à nous pour toujours par un pacte résultant de la plus ancienne magie qui soit.

Et dans un éclat de rire cristallin il ajouta :
-En plus de m'assurer ta fidélité j'ai toujours trouvé que ce thé avait fort bon goût.

Et nous discutâmes de longues heures de ma vie , de mes projet et de ce que j’apprendrais lors de ma formation. Mais ceci est un autre récit que je vous conterait peut être plus tard.


* « -le grand Panchen Lama vous attend »
Que le vent porte vos Aéronefs vers des cieux favorables, Vernement votre - LIMETORS ALazenn -
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