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[RP]31_x_Journal d'Emile Clapeyron

Seconde saison.

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Messagepar Emile Clapeyron » 01 Décembre 2010, 17:19

La fée mécanique était enfin à l’arrêt pour de bon, et Lady Chapillon était désormais en sécurité, en paix avec elle même.
Bien qu’il n’ait plus ses vingt ans, et ne pouvait donc plus guère participer aux aventures rocambolesques de cet équipage et de ses passagers hétéroclites, Émile avait tenu à rester à bord, à titre de conseil. De l’extérieur, cela aurait pu passer pour du radotage, mais ses amis savaient que son esprit d’analyse était toujours aussi affûté, et son expérience militaire, bien que datant d’avant la naissance de la plupart de ses interlocuteurs, en faisait un conseiller de premier ordre, et quelques membres venaient par moment rechercher ses avis.
Tout cela n’avait pu durer, puisqu’il s’était retrouvé impliqué de force, et emmené en Louisiane, épisode où il avait sagement préféré se cacher, pour ne pas encombrer les autres membres d’équipages.

Il lui tardait donc de retrouver sa routine habituelle, et avait certaines affaires laissées en souffrance qu’il ne pouvait plus décemment négliger.
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Messagepar Emile Clapeyron » 01 Décembre 2010, 17:20

Fraîchement débarqué à l’aérogare de Barcelone le 14 octobre (après une étape sur les cotes africaines), Emile poursuivit son périple en transports ferroviaires. Le zeppelin de transport était beaucoup moins bien agencé que Fée mécanique !

Au capitaine du zeppelin qui lui demanda les raisons de ce changement de transport, il répondit « au moins, ce transport là, je le connais parfaitement. Je crois d’ailleurs me rappeler que le concepteur de cette gare, conçue à la fois pour les zeppelins et les trains est Gabriel Lamé, un collègue, en notre temps. J’imagine donc que les guichets doivent se trouver dans cette direction ? »

Arrivé à Paris le 15 au soir, Émile resta quelques instants dépaysé, Paris avait tellement changé… mais les travaux d’Haussmann, quoi qu’on en dise, avaient rendu la ville bien plus praticable, avec ses larges avenues rectilignes. Emile trouva donc rapidement l’appartement à l’angle d’un de ses nouveaux immeubles, qu’il occupait depuis que les travaux avaient fait détruire sa vieille maison médiévale
Image
Arrivé sur place, parmi tout le courrier en attente, il vit une lettre en provenance de l’Égypte


à l’intention d’Émile Clapeyron,

Ainsi que je vous l’ai longuement exposé dans mes précédents courriers, ma mission en Égypte auprès du gouvernement, à suivre le chantier de chemin de fer à travers le désert, me pose bien des soucis. En effet, quel ingénieur digne de ce nom pourrait suivre un chantier sans posséder les tracés du lendemain, et devant improviser à chaque instant la conception de ces alignements de ponts suspendus ?!
Les cartes d’Égypte sont pour ainsi dire inexistantes, ce qui me force très régulièrement à partir à dos de chameau plusieurs jours durant, repérer les environs, pour deviner, oui, deviner ! la meilleure route à suivre pour rejoindre l’oasis suivante.

J’ai toujours souvenir, du temps ou j’étais l’élève et vous mon professeur, à Saint-Pétersbourg, de votre esprit d’analyse du terrain. Je doit dire tout le plaisir que j’ai à vous annoncer que j’ai enfin réussi à convaincre mes supérieurs, désormais anglais, de vous engager pour renforcer mon équipe sur le terrain. Il aura fallu pour cela toute la persévérance possible, et de même la patience pour expliquer au gouverneur Crane, peu féru de technique, les bienfaits de vos travaux sur l’élasticité des voûtes de ponts. L’homme concevait la chose comme spécifiquement non élastique, vu la taille !

Aussi, si vous êtes toujours aussi féru de voyages, et qu’un séjour en Égypte aux frais du gouvernement vous tente, n’hésitez pas à me contacter, ou me retrouver au pied du lac Karoun, ou le chantier est actuellement bloqué. Si je n’y suis plus, eh bien vous n’aurez qu’à suivre les rails.

Votre dévoué,

Viktor Foursenko
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Messagepar Emile Clapeyron » 02 Décembre 2010, 15:34

journal de voyage, 20 octobre 1879

Finalement, ma retraite n’aura guère duré. si l’on m’avait dit que c’est à cet âge que je serais le moins chez moi, je ne l’aurais pas cru. Mais il est sur que l’absence de ma chère Mélanie y est pour beaucoup ; en cela au moins les travaux d’Haussmann et mon déménagement forcé auront été utile, puisque depuis 1864 chaque instant passé dans la maison qui nous a vu mariés était un supplice dans lequel je me complaisais. Désormais, les murs de mon immeuble « haussmanien », comme on dit déjà, ne me rappellent plus son absence constante. C’est désormais avec moi que je porte tous ces souvenirs, dans ce petit médaillon à son effigie. Je l’emporte d’ailleurs avec moi en Égypte, ou je vais visiter un de mes anciens élèves du temps ou j’enseignais à Saint-Pétersbourg, le petit Foursenko. (Le « petit » Foursenko avoisinait déjà à l’époque les 2 mètres de haut, et je ne doute pas que sa carrure se soit encore épaissie avec les années. )

Hier, j’étais très pressé d’arriver, car les bateaux n’ont jamais été mon point fort ! Je viens de quitter le bateau reliant Marseille à Alexandrie (le trajet n’a pris que trois jours, alors que mon père a mis un mois entier pour faire le même trajet, peu après ma naissance !), et suis maintenant à bord d’un de ces nouveaux trains reliant Alexandrie au Caire. Il m’aurait plu d’observer la maîtrise de mon ami Viktor sur cette ligne, mais cette région est tellement plate qu’il n’y a pas la moindre difficulté à redouter. Les vents sont cléments, et l’on peut y poser les rails très facilement sans craindre de les voir recouverts par une dune. Peut-être aurais-je dû suivre le conseil du capitaine du bateau, et prendre le vapeur liant Alexandrie au Caire, via un de ces canaux construits spécifiquement pour, le canal Mahmudieh. Cela m’aurait par contre pris bien plus de temps qu’en train. Les quelques heures que je vais mettre à arriver au Caire seront largement suffisantes pour écrire ces quelques lignes.

Dès ma descente à Alexandrie, j’ai été accueilli par un envoyé de Viktor, dont je tairais le nom, faute d’avoir pu le comprendre correctement. Ce cher « Abi » comme semblent l’appeler ses interlocuteurs est un enfant d’une dizaine d’années, totalement à son aise tant dans les transports que dans la ville. J’ai cru comprendre qu’au Caire, il me ferait monter directement dans un train de matière première devant rejoindre le chantier. Je n’aurais même pas l’occasion de visiter Le Caire. Voilà quelque chose que je compte bien faire à mon retour, peut-être avec ce petit homme si débrouillard comme guide.



Voici la première démonstration du talent de Viktor, le pont suspendu au dessus du lac Karoun. Je conçois maintenant qu’il ait eu besoin de quelques jours pour revoir ses plans. Là où le sol est plat, avec très peu de vent, poser des rails est un simple cas d’école, presque accessible à un singe savant, mais dans le désert où nous nous rendons, les dunes bougent, et poser les rails sur un terre-plein ne ferait que forcer la création de dune à cet endroit. Viktor a donc pris le parti de suspendre ses rails, de manière à ce que le sable n’ai nulle part où s’accumuler. Il a donc conçu des ponts suspendus au plancher entièrement composé d’un treillis de poutrelles métalliques. L’ensemble donne furieusement l’impression d’être une mouche se promenant sur une toile d’araignée géante, mais d’après moi, ce sera assez solide pour supporter sans aucun souci le plus gros train vapeur que l’on ait conçu jusqu’ici (sauf peut-être ces trains empruntant le nouveau « trans-sibérien » à travers la Russie ).


Journal de voyage, 21 octobre

Me voici maintenant sur le chantier à proprement parler. C’est véritablement le chantier le plus vaste qu’il me soit donné de voir. Si la compétence des ouvriers peut parfois être à revoir, leur nombre, et l’encadrement de contremaitres européens transforment cela en véritable fourmilière bien organisée, bien loin du joyeux bazar qui règne à Alexandrie, et apparemment au Caire à une puissance exponentielle.
Il ne serait pas aisé de concevoir chantier plus complexe non plus, à l’exception d’une potentielle ligne sous-marine liant l’Europe aux Amériques. Du fait de cet alignement forcé de ponts suspendus à travers tout le désert, la ligne dans son ensemble a une élasticité bien plus importante que sur un pont habituel, aussi long soit-il ! en effet, les tempêtes qui peuvent souffler perpendiculairement à la ligne pèsent sur une grande longueur de pont, et les vents de sable ont un impact bien plus violent que les embruns de nos océans. La pile au centre de la tempête en ressent des contrecoups d’autant plus importants.
Les choses à faire pour éviter cela sont multiples, mais toutes insuffisantes
- diminuer la prise au vent, comme cela a été fait avec ce treillis de poutrelles
- multiplier les piles, pour baisser l’élasticité des ponts
- faire le moins possible de lignes droites : les contraintes de part et d’autre d’une courbe s’annulent, et le vent agit perpendiculairement sur une longueur beaucoup plus faible
- enfin, choisir ses emplacements de piles de pont avec soin, selon les vents à l’aide des autochtones et de météorologues spécialisés

C’est finalement toutes ces solutions là qui seront autant que possible mises en œuvre, pour assurer toute la pérennité possible à l’ouvrage. Cela donne donc une ligne en constant zig-zag nous écartant des routes habituelles des bédouins d’oasis en oasis.
Il est d’ailleurs prévu que je parte en expédition avec Abi et une équipe de météorologues dès demain matin. La nuit me portera conseil pour les décisions à prendre

Journal de voyage, 22 octobre
Nous partons avant le lever du jour. Nous avons plusieurs jours de voyage en chameau avant de rejoindre la fin du marquage des futures piles. Nous avons avec nous de nombreuses tiges peintes en rouge, que nous planterons dans le sol aux emplacement privilégiés pour la construction

Journal de voyage, 25 octobre
Nous voilà au bout du marquage, qui est encore plus zigzaguant que jusqu’à présent. En effet, les vents sont ici d’une grande violence, mais soufflent avec une belle régularité. Les météorologues et Abi ne sont pas surpris, cette région est connue pour cela. Viktor aura préféré une région inhospitalière à une région souvent calme, mais parfois soumise aux vents les plus imprévisibles

journal de voyage, 28 octobre
Voici maintenant 3 jours que nous piétinons, je vois mes météorologues se consulter de plus en plus souvent, ce qu’ils relèvent avec leurs instruments ne semble pas correspondre à l’habitude de la région, ni à ce qu’ils ont vu jusqu’à présent. Je ne serais pas plus inquiet que cela si je ne voyais Abi prier aussi souvent.
les vents tournent sans cesse et soufflent avec une ardeur et un acharnement qui me fait regretter d'être venu jusqu'ici, mais qui surtout me fait craindre le pire pour la suite du chantier
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Messagepar Emile Clapeyron » 14 Décembre 2010, 16:58

Journal de voyage, 31 octobre
Il semblerait que c’en soit fini de mon travail sur les transports, de même que l’ensemble du chantier. Je suis bien désolé pour Viktor d’avoir été la cause de cela, et le souvenir de mes collègues météorologues hante encore mon esprit.
Au soir du 28 octobre, alors que nous étions en train de prospecter le terrain pour décider de l’emplacement des futures piles, une violente tempête s’est levée, qui ne correspondait pas aux rafales habituelles, violentes mais régulières. Bien que je soit un fervent adepte de la Science, je ne m’explique pas cette tempête, et il semble que les spécialistes non plus. Les plus influençables y verraient de la magie, je me dit pour ma part que la Science n’a pas fini de nous révéler ses secrets, bien que ce secret là soit sans doute en rapport avec l’ether.

Alors que nous avions établi notre campement pour la nuit, la tempête a soudain redoublé d’ardeur, emportant notre abri et notre équipement avec. Je crois que le jeune Abi m’a à ce moment là sauvé la vie, en enroulant autour de ma taille une corde, pour ne pas me perdre. Nos amis météorologues n’ont pas eu autant de chance, nous les avons très rapidement perdus, jusqu’au lendemain. Un foulard sur le visage, nous avons marché au hasard à la recherche de nos dromadaires, ou d’un quelconque abri pouvant nous permettre de survivre. Je crois que mon vieux cœur n’aurait pas tenu s’il n’avait été rafistolé quelques années plus tôt au moyen des meilleures technologies de notre époque. Le jeune Abi semble avoir un certain instinct des choses du désert, ce qui n’est finalement guère surprenant pour ces peuplades qui y ont toujours vécu. Abi m’a finalement tiré vers ce qui nous a semblé un abri providentiel sur le moment : un pan de mur. Nous nous sommes recroquevillés, roulés en boule sous les rafales de vent, et protégé de notre mieux. Je ne sais précisément à quel moment j’ai perdu connaissance, toujours est-il que quand je me suis réveillé, secoué par l’enfant, le vent était tombé, et nous avons pu contempler l’édifice qui nous avait sauvé la vie. C’était un obélisque chargé de hiéroglyphes incompréhensibles. Incompréhensibles non pas à cause de l’usure du temps, mais bel et bien à cause de ma méconnaissance totale de cette écriture. L’obélisque était même étonnamment neuf, comme si l’érosion n’avait pas prise sur lui. Mon jeune ami, reconnaissant sans doute les inscriptions, était extrêmement excité, et le flot incompréhensible qui sortait de sa bouche m’indiquait que cette découverte était pour lui très importante.
Je ne voyais pas à ce moment en quoi un obélisque seul au milieu du désert pouvait avoir une telle importance, autre que le mérite de nous avoir sauvé la vie…
Abi m’a tiré en arrière pour que je puisse voir le second obélisque, partiellement recouvert de sable, puis indiquant l’horizon d’amples mouvements de bras, a attiré mon attention sur l’immense allée chargée de part et d’autres de statues, et derrière, les immense bâtiments.
Ce qui nous avait sauvé la vie n’était autre que l’entrée d’une cité, en plein milieu du désert égyptien.

Notre épuisement était tel que nous ne pouvions explorer plus avant la cité, aussi ai-je gravé dans ma mémoire les inscriptions de l’obélisque, pour tenter de les déchiffrer quand l’occasion se présenterait. Puis nous sommes repartis, nous fiant au soleil pour retrouver notre chemin

Viktor Foursenko m’a dit nous avoir retrouvés inconscients et mourants de soif à quelques distance du chantier. Il semble que nous ayons parlé pendant notre sommeil, car à mon réveil, j’ai trouvé Viktor à mon chevet, qui très vite a envoyé chercher un homme en costume, un anglais, qui m’a été présenté comme M.Fries, du département culturel national.

Ce Fries est de toute évidence un incompétent. Il semble qu’il ait obtenu sa place ici en ayant été le compagnon de beuverie du gouverneur Crane. Il n’a pas l’air d’en savoir plus que moi sur l’Égypte ancienne, et ne s’intéresse à mon récit que pour les potentielles richesses que pourront lui apporter la cité.
Il semble convaincu que le conservateur du récent musée de New York saurait m’aider à déchiffrer ce que j’ai vu. Je pense pour ma part qu’il voit là l’occasion de se faire payer un voyage en Amérique par l'autorité britannique en Egypte. Toujours est-il que je me trouve maintenant à devoir accompagner ce joyeux luron en Amérique, apparemment pour assister à l’inauguration du musée. Bon, peut-être que le conservateur est effectivement de bon conseil…
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Messagepar Emile Clapeyron » 07 Mars 2011, 16:08

journal de voyage (10 novembre 1879)
Me voici rendu au musée depuis quelques jours. Le trajet en compagnie de Fries a été extrêmement éprouvant, ma première impression était la bonne. Être enfermé avec cet individu vantard, plastronnant comme un jeune coq, a été un enfer.
Heureusement, sitôt arrivé à New York, il m'a simplement donné l'adresse du musée et a disparu de la circulation, cherchant une oreille attentive à ses élucubrations ; chez la gente féminine de petite vertu de cette ville, très certainement.

Le conservateur du musée, un homme très occupé, et surtout stressé par son inauguration, m'a rapidement orienté vers quelques pièces de la réserve avec lesquelles comparer mon souvenir.
Ce n'est que lorsque je lui ai souligné les différences entre mon souvenir et les gravures en sa possession qu'il a commencé à réellement s'intéresser à mes recherches. je gage que c'est là un genre de test que j'ai passé, il a du me mettre sous le nez des hiéroglyphes figurant un nom approchant celui de la cité qui m'intéresse mais inexact, juste pour voir si j'avais réellement été sur place.

A partir de ce moment, il m'a indiqué des ouvrages bien plus intéressants, et il m'assiste maintenant directement dans mes recherches.
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Messagepar Emile Clapeyron » 10 Mars 2011, 11:08

journal de voyage, (15 novembre 1879)

Me voici à nouveau en Égypte. bien que mes recherches concernant la cité soient bien avancées, je reviens avec bien plus de questions qu'au départ du Caire.
Je suis en vue du Caire, à bord de la Fée Mécanique, l'immense zeppelin de Lady Chapillon, avec laquelle j'ai plus d'une fois risqué ma vie dans ses aventures contre l’infâme Ravington. il semble que nos destins soient liés, à un point qui ne cesse de me surprendre…

Quels sont les évènements qui m’ont conduit à renouer contact avec Lady Chapillon ? ils sont nombreux, et assez exceptionnels. Déjà, dieu ait son âme (aussi impure et inutile soit-elle), je suis débarrassé de Victor Fries.
Il a été assassiné d’une horrible manière en plein milieu de l’inauguration du musée, presque sous mes yeux. Toute la réception a été attaquée par une bande d’individus masqués, qui ont commencé par assassiner Fries ; ils l’ont égorgé et ont jeté son corps, et seulement après, ils ont arrosé la salle, multipliant les victimes.
Je suis forcé d’en conclure que c’était lui la cible principale de cette organisation. De là à dire que c’est à cause de la cité, ce serait beaucoup s’avancer. Après tout, il s’est peut-être attiré l’inimitié de quelque mafia locale, de part son outrecuidance et son amour immodéré des femmes.

En tout cas, les assassins ont été repoussés par les hommes de Lady Chapillon, accompagnés de quelques autres cowboys locaux, à commencer par mon garde du corps, Nixon, qui m’accompagne actuellement.
(quelques lignes rayées et hachurées, rendues illisibles)
J’ai croisé complètement par hasard Lady Chapillon à l’inauguration. Il semble que sa nouvelle marotte soit l’Égypte, car non content d’avoir obtenu plusieurs invitations pour cette inauguration, elle m’a annoncé qu’elle souhaitait se rendre en Égypte, pour une croisière volante à travers l’Égypte.

Sachant cela, j’ai pu échapper à ces assassins (au cas où ils seraient à la recherche de la cité, je suis également leur cible potentielle, bien avant Fries, même, puisque moi seul connaît l’emplacement exact de celle-ci) en me joignant à l’équipe de Lady Chapillon. Il n’y a sur son navire aucun registre de bord consignant les présences, donc mon retour en Égypte sera assez discret, à l’ombre de cet immense bâtiment.

Ces histoires ne sont définitivement plus de mon âge, bien que mon cœur soit lui assez récent. J’ai donc décidé d’aller dès mon arrivée au Caire faire mon rapport au gouverneur Crane, et laisser là toute cette histoire.
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