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[RP] 10 - La Fée mécanique quitte Paris

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[RP] 10 - La Fée mécanique quitte Paris

Messagepar Fée Mécanique » 27 Avril 2010, 17:53

Couchée sur son lit, Lady Chapillon méditait.
Depuis leur retour sur la Fée mécanique en fin de matinée, elle lisait et relisait la lettre que lui avait donné le serviteur de Mr Phill la veille, peu avant le bal.

"Mon nom est James Phill, Avant de vous lancer dans des aventures inconsidérées, pensez à votre père..... Comme cette photo et ce bijou vous le prouvent, nous étions très proches, et il m'a confié lorsque vous étiez encore une petite fille, cette carte, pour retrouver une grotte qui a été leur sanctuaire d'amoureux a votre mere et a lui meme. Il y a caché un petit quelque chose pour vous."
Son père, décédé le jour du Nouvel An 1879 après une longue et mystérieuse agonie, avait prévu un endroit où lui laisser des cadeaux à l'insu du reste de l'humanité.

Des cadeaux ou... des informations peut-être ? Elle avait juste compris, dans ce manoir cornouaillais où Ravington l'avait appelée au chevet de son père mourant, que Lord Chapillon pensait avoir été assassiné et qu'il soupçonnait son hôte. Mais, déjà rendu muet par la paralysie qui allait avoir raison de lui quelques jours plus tard, il n'avait pu en apprendre plus.
Sa fille avait juste attendu l'inéluctable décès puis avait fui le manoir de Ravington pour se réfugier dans le seul endroit où elle se sentait en sécurité : la Fée mécanique. Certes, Ravington lui avait envoyé ses plus sincères condoléances puis n'avait cessé de l'inviter à la rencontrer... avec une insistance effrayante qui n'avait fait que renforcer sa culpabilité aux yeux de Lady Chapillon.

A vrai dire, Ravington avait toujours un peu effrayé la jeune femme. Que savait-elle de cet étrange personnage qui était devenu l'assistant occasionnel de lord Chapillon après la mort de sa mère en 1865 ?
On racontait que son père et lui s'était rencontrés à Cambridge dès les années 1840. Quand elle était petite, Lord Chapillon lui parlait parfois de ses aventures de jeunesse avec ses deux amis inséparables : Harlock Ravington et... celui dont elle ne se souvenait jamais du nom et qui devait manifestement être james Edward Phill. Mais dans ces récits rocambolesques, Lady Chapillon n'avait jamais vu que les aventures imaginaires d'un père qui tentait d'amuser sa fille et de lui faire faire de jolis rêves pleins de Maharadjahs et de recherches de sources du Nil au moment où elle s'endormait dans la chambre triste et trop grande du château anglais où elle avait passé son enfance.
Son père et Ravington s'étaient ensuite perdus de vue au moment de sa naissance, en l'an 1855, et l'on disait que le second avait fait fortune aux Etats-Unis, en fabriquant des armes pour les Sudistes pendant la Guerre de Sécession.
Lorsqu'il était rentré en Angleterre après dix ans de silence, il avait rétabli ses liens avec Lord Chapillon, qu'il avait aidé à développer les plans du prototype de la Fée mécanique. Puis il était entré au Parlement après avoir inondé d'argent les pontes du Parti conservateur. On racontait également qu'il avait partiellement financé la prise du pouvoir de Napoléon IV... ce qui lui avait fait de lui un personnage aussi incontournable en France (où il passait plusieurs mois par an) qu'en Angleterre.
Et la Louisiane ? Apparemment, selon Nalwood, ce "mercenaire" qui était venu lui proposer ses services au mois de juillet à Tanger, où la Fée mécanique faisait escale, Ravington possédait toujours une grande propriété en Louisiane. Et il y "fabriquait" désormais beaucoup plus que des armes ; Nalwood avait parlé de "zombis" et lui avait proposé de faire cause commune : si Lady Chapillon lui donnait assez d'argent pour monter une expédition, il était prêt à tenter de s'infiltrer chez Ravington pour en apprendre plus. Or, ce que Nalwood avait vu en Louisiane avait de quoi glacer le sang... Malheureusement, l'aventurier avait été capturé et, depuis qu'il s'était évadé et s'était réfugié sur la Fée mécanique qu'il avait retrouvée par le plus grand hasard à Nantes, Ravington les suivait à la trace, lançant attaque sur attaque pour les capturer. Désormais, la guerre était ouverte et le moment d'affronter l'assassin de son père ne pouvait plus être reculé !

Lady Chapillon jeta un regard triste au portrait de son père, cet homme un peu farfelu mais noble et droit, et qui avait fini par être victime de son succès. Car pour quelle raison Ravington l'aurait-il assassiné, si ce n'est pour une sombre histoire de rivalité entre savants ? Craignait-il que Lord Chapillon, dont les plans de dirigeables avaient été rachetés par l'armée britannique au moment où ceux du comte Zeppelin l'étaient par l'armée prussienne, ne lui fasse de l'ombre dans le domaine de la conception d'armes ?

C'est alors qu'elle s'aperçut que la Fée mécanique appareillait !
Elle poussa un juron : qui avait ainsi osé donner l'ordre du départ à sa place ?
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Re: RP La Fée mécanique quitte Paris

Messagepar Utelo » 27 Avril 2010, 22:03

Imperceptiblement, le vaisseau prenait de l'assiette. Au début tout allait bien, mais au bout de quelques minutes il devint manifeste que le pilote désirait prendre un maximum de hauteur le plus rapidement possible, quitte à négliger un peu le confort des passagers; les meubles les moins lourds ne tardèrent pas à glisser vers l'arrière du vaisseau, et des cris de protestation s'élevèrent ça et là parmi un fracas de vaisselle brisée.

A une distance qui se réduisait de seconde en seconde, les forces de police avait fini par repérer l'appareil et fonçaient autant qu'elles le pouvaient. Pas besoin d'être capitaine de corvette pour comprendre que les "terroristes qui avaient saccagé Ménilmontant" voulaient se réfugier dans les nuages et ainsi échapper à la chasse. Delormes força encore un peu les propulseurs de son aéronef, lorgnant avec inquiétude l'altimètre et la pression; les appareils n'étaient pas faits pour ça, ils devraient prévenir l'aviation... si seulement les radios marchaient encore!

Il y eut plusieurs embardées à bord alors que la Fée Mécanique rejoignait les nuages lourds qui chapotaient Paris, dans un ciel désormais ravagé par l'orage et les éclairs. Le brouhaha était insupportable, empêchait toute communication, et le vaisseau grinçait avec indignation sous la force des pressions naturelles; on aurait dit un ancien galion pris dans la tourmente d'une tempête mythique, bien trop grosse pour lui. Mais il tint bon et finit par émerger, sous un soleil pour le moins inattendu après cette rincée.
Toujours assis tranquillement derrière le manche et les divers leviers, Utelo ne jeta pas même un coup d'oeil à la jeune femme en train de tout désosser dans son dos. Le regard perdu dans le vague à travers la baie où séchait rapidement la pluie, il semblait très concentré, ses lèvres pincées étaient blanches alors qu'il prononça un simple "ACCROCHEZ-VOUS!" dans l'amplificateur.
Il ramena un peu le manche vers l'avant et l'abattit complètement sur la droite, lançant les turbines à commande différentielle dans une manoeuvre assez audacieuse: le vaisseau retrouva un semblant d'horizon un bref instant, avant de plonger à nouveau dans les nuages et de se précipiter vers la ville en un léger mouvement de vrille.

Après avoir hésité une demi-seconde, les trois pilotes avaient convenu d'un même signe du bras vers l'avant qu'il fallait poursuivre. Les aeronefs s'engagèrent douloureusement dans les nuages d'orage, ballotés en tout sens par les vents furieux et assaillis par la pluie battante. Mais ils tinrent bon, et continuèrent à s'élever; en fait, ils auraient presque pu sortir eux aussi au-dessus des nues, s'il n'était le léviathan encadré d'éclairs qui leur fonçait dessus à présent. Les hommes se mirent à hurler et sautèrent par-dessus bord pour sortir de ce cauchemar à l'aide de leur parachute, abandonnant les machines à leur sort; seul Delormes vira de bord et évita le dirigeable, un juron aux lèvres alors que son aeronef était propulsé au loin.

Derrière lui le vaisseau se cabra comme dans un rêve, stabilisa une assiette légèrement positive et s'éloigna en bourdonnant, battu par la pluie insensible.

(HRP: désolé pour le pavé, fallait pas me laisser aux commandes :P Conte, n'hésites pas à recouper le post en fonction des réactions éventuelles)
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Re: RP La Fée mécanique quitte Paris

Messagepar Fée Mécanique » 27 Avril 2010, 22:13

Lady Chapillon avait juste pris le temps de jeter un cardigan sur sa chemise de nuit et de saisir un steam-gun accroché sur le mur de sa cabine. Puis elle s'était lancée à travers la courte coursive qui menait de ses appartements au poste de pilotage. Elle avait néanmoins mis plusieurs minutes à parcourir la distance et failli tomber plusieurs fois, tant la Fée mécanique semblait tanguer et gîter.
Elle parvint enfin à atteindre la porte et l'ouvrit à la volée en promenant un regard à la fois inquiêt et furieux sur la passerelle.
Stupéfaite, elle vit que la barre était tenue par un quasi-inconnu : le mystérieux Utelo qui était monté à Paris. Elle constata également que la personne assise à la radio était cette Mlle d'Estelïs qui, suite à l'incident du bal, avait suivi un peu malgré elle Drako à la Steam-Inquisition puis à bord. Par les verrières, on pouvait voir qu'une véritable tempête se déchaînait à l'extérieur, secouant le zeppelin comme un fétu de paille jeté sur un océan en furie : pas de doute, la nuit allait être très agitée !


"Mais enfin ! s'écria-t-elle en s'accrochant au chambranle de la porte, que faites-vous aux commandes de mon zeppelin et qui vous a donné l'autorisation de prendre l'envol dans un telle tourmente ?"
Elle tenait aussi fermement son arme que sa main libre le lui permettait. Le steam-gun était encore pointé vers le sol mais elle était prête à la lever en cas de besoin.
Lady Chapillon regrettait amèrement que Nalwood ait disparu lors de l'escale parisienne et que Drako ne soit pas à ses côtés dans un moment aussi critique. Où était-il, d'abord ? Etait-il seulement rentré de sa folle escapade ?
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Re: RP La Fée mécanique quitte Paris

Messagepar Mlle d'Estelïs » 27 Avril 2010, 23:34

-ACCROCHEZ VOUS !

Emily se sentit glisser d'un seul coup sur le plancher. Elle tenta d'accrocher la rampe mais trop tard. Son épaule heurta de plein fouet la paroi cuivrée dans un cri étouffé de douleur.
Du pied elle retint une malle qui lui arrivait droit dessus, emportée avec la jeune femme dans le même mouvement.

Ce fut par dessus cette caisse et son genou replié qu'Emily vit débarquer la capitaine du vaisseau.

"Mais enfin ! s'écria-t-elle en s'accrochant au chambranle de la porte, que faites-vous aux commandes de mon zeppelin et qui vous a donné l'autorisation de prendre l'envol dans un telle tourmente ?"

-Capitaine, souffla Emily depuis son point de chute -la respiration un peu coupée par le choc et la douleur- , je vous ai envoyé un matelot il y a plus d'une heure pour vous prévenir de la situation du zeppelin et de l'expédition de Münsingen. Ils sont à bord tous. Je suis celle qui a demandé le décollage pour éviter que votre Fée Mécanique ne soit amarrée par la police mobilisée après leur... intervention discrète. J'assume cette décision, puisque j'attendais un contre ordre de votre part.
Ne me dites pas que mon message ne vous ai jamais parvenu ?

Et devant le visage stupéfait et furieux de Lady Chapillon, la jeune femme osa une observation qui l'inquiétait bien plus que le courroux, justifié, du capitaine.
-On dirait que votre équipage s'évapore...
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Re: RP La Fée mécanique quitte Paris

Messagepar Dr Artus » 27 Avril 2010, 23:55

Je me retrouvais ainsi dans l'infirmerie avec un cas tout à fait original. Ces deux fentes suintantes de sang n'était pas sans me rappeler des contes populaires auxquels le commun des gens ne prêtait guère foi, mais aussi des cas similaires rencontrés par des confrères dans l'Est de l'Europe. Pour un occultiste comme moi, je voyais se profiler à grande vitesse des conclusions absolument folles. Je n'aurais jamais pu imaginer qu'une telle créature puisse réellement exister. Cependant, le doute restait entier. Ce n'était en effet pas ma spécialité et il me faudrait en référer à quelques uns de mes confrères de la loge de Memphis-Misraïm ou de la société théosophique de Mme Blavatsky. Quoiqu'il en fut, sur ces belles pensées, je m'attachais à soigner et recoudre les plaies. Ainsi, je désinfectais grâce à une potion de ma composition et recouvrait de baume, puis d'une bande pour les entailles les plus superficielles. Quant aux plus profondes, il me fallut recoudre. J'appliquais les mêmes onguents et bandait les blessures de pareille manière. Il restait tout de même ces fameuses marques. Je ne voyais pas autres choses à faire que de les désinfecter et de laisser en l'état. Je sorti cependant mon carnet de note et esquissait un dessin représentant le cas avec mes suppositions quant à l'origine des marques, leur angle d'impact, une estimation de la force qu'il avait fallut pour transpercer ainsi la chair, l'écart entre les deux traces...

Alors que je m'arrêtais dans la contemplation de ces deux traces de morsure après avoir pris mes notes, d'autres passagers déboulèrent dans le local ramenant avec eux trois blessés. Le premier avait reçu une balle à l'épaule gauche. Après lui avoir extrait, je pratiquais les mêmes opérations que pour mon précédent blessé. Quant aux deux autres, je les disposais sur des lits, examinait les coups infligés et appliquait un onguent à l'Arnica et à l'essence d'Hélicryse afin d'éviter à la contusion de progresser. Je leur fis alors renifler des sels dans l'espoir de les voir d'éveiller. Il se ne passa rien. Il ne me restait plus qu'à patienter.

Je me lavais les mains de tout le sang accumulé quand on entra pour me prévenir que mademoiselle Emily avait besoin de s'entretenir avec moi au sujet d'un de mes patients. Ne voyant rien d'urgent à faire ici en ce moment, je sortis et me dirigeai vers le poste de pilotage. En entrant, je tombais sur Emily et le capitaine du vaisseau se dévisageant, cette dernière pointant son arme de manière menaçant sur la première qui tentait tant bien que mal de justifier le départ du vaisseau.

"Hum, excusez-moi... Avec la police probablement à nos trousses, ce n'est peut-être pas le moment de tergiverser... A la défense d'Emily et de l'homme en vert, s'ils n'avaient pas pris les devant, nous serions probablement tous aux fers et à terre..."

Je me tournai vers Emily, considérant l'incident clos :

"Vous disiez vouloir me voir ? A propose de l'un de mes patients ?"
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Re: RP La Fée mécanique quitte Paris

Messagepar Fée Mécanique » 28 Avril 2010, 07:08

Lady Chapillon ouvrit la bouche mais personne ne sut ce qu'elle avait l'intention de dire : une embardée avait décroché le cornet de l'appareil téléphonique qui se trouvait près de la porte et une autre l'envoya porter un violent coup derrière le crane de la capitaine. Elle tomba aussitôt inanimée, laissant tomber son arme qui lacha une rafale sur le plancher de la passerelle. Celui-ci était heureusement blindé mais les balles ricochèrent sur les pouterelles métalliques et partirent faire exploser la verrière.
Le vent s'engouffra alors dans le poste de pilotage avec une violence redoublée...
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Re: RP La Fée mécanique quitte Paris

Messagepar Münsingen » 28 Avril 2010, 08:49

Drako arriva peu après sur la passerelle, suivi de Flora, d’Oktana, d’Alexander et des deux chevaliers-inquisiteurs qui couvaient ce dernier d’un regard mal à l’aise. Voyant le docteur Artus penché sur Lady Chapillon inanimée, l’ancien dragon poussa un juron et tira le couteau Bowie de sa botte, puis esquissa quelques pas en posture de combat...
Il reconnut heureusement le médecin qui avait pris en charge Ménadier, puis Oktana, Herminoire et Inishka moins d’une demi-heure plus tôt.

« Excusez-moi, dit-il en rangeant son arme. C’est que j’ai promis à cette femme de la protéger contre ses ennemis... Bon, si vous pensez qu’elle est transportable, je vais l’amener à l’infirmerie. »
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Re: RP La Fée mécanique quitte Paris

Messagepar Utelo » 28 Avril 2010, 10:09

Insensible aux évènements qui prenaient place dans son dos, Utelo finit par réagir lorsque la verrière devant lui vola en éclat: il se pencha sur la gauche et ramena son bras droit devant lui en guise de protection, le gauche toujours sur la barre de direction. Des bris de verre tranchants comme des rasoirs vinrent se ficher un peu partout sur le tableau de bord et dans la cabine, poussés par le vent qui n'arrangea pas les choses; il y avait fort à parier que les médecins du bord auraient beaucoup de travail lorsque tout ceci serait fini.
Utelo se retourna et vit l'assemblée autour du corps de la capitaine. Il s'adressa au Dragon d'une voix forte afin de couvrir le tumulte:
"Emmenez-la à l'infirmerie et prévenez tout le monde: je vais maintenir notre position dans ce nuage aussi longtemps que possible afin d'échapper aux poursuivants. Si nous redescendons ou montons maintenant nous serons pris en chasse, ça ne fait aucun doute. Encore quelques heures de ce régime et nous devrions être sortis d'affaire, au moins pour un temps!"
Le vaisseau continuait à tanguer, parfois assez violemment.
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Re: RP La Fée mécanique quitte Paris

Messagepar Münsingen » 28 Avril 2010, 10:41

Drako acquiessa et, joignant l’acte à la parole, il prit Lady Chapillon dans ses bras et descendit à l’infirmerie.
Ce ne fut pas une mince affaire car le zeppelin continuait de subir de violentes embardées tandis qu'Utelo tentait de conserver sa position : les deux mains occupées, l'ancien Dragon faillit de nombreuses fois tomber dans les coursives et les escaliers métalliques.

Mais il parvint malgré tout à destination.
Et une fois à l'infirmerie, il eut le plaisir de constater qu’Herminoire était à nouveau conscient.

« Professeur, ainsi vous êtes réveillé ! Vous avez eu de la chance car le coup que vous avez pris sur la tête aurait pu vous tuer ! A ce propos, comment vont Inishka et Ménadier ? »
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Re: RP La Fée mécanique quitte Paris

Messagepar Mlle d'Estelïs » 28 Avril 2010, 11:03

La situation prit brusquement un air de cauchemar. Une série de coups partit en ricochant avec des étincelles et la verrière vola en éclats dans un sinistre carillon. Le bras devant le visage, Emily sentit des morceaux de verre se planter de partout, poussés par le vent qui emplit brusquement la cabine.
Elle repoussa la caisse qu'elle retenait du pied.
La Capitaine du vaisseau gisait à terre et elle eût le temps d'apercevoir le Dragon l'emporter au loin.

"(...)Si nous redescendons ou montons maintenant nous serons pris en chasse, ça ne fait aucun doute. Encore quelques heures de ce régime et nous devrions être sortis d'affaire, au moins pour un temps!"

-A combien de kilomètres sommes-nous de Tours ? Cria Emily au pilote qui regardait dans leur direction. Il faut atteindre cette position !
Elle lui épela deux fois de suite des coordonnés géographiques en répétant les chiffres avec les doigts pour être sûre qu'il comprenne.
Puis elle croisa le regard du Docteur Artus, avec une expression qui signifiait qu'elle était désolée de ne pouvoir répondre de suite à sa question.
Tendant la main vers le casque radio, elle glissa jusqu'au poste d'émission et tourna frénétiquement les molettes durant trois bonnes minutes.
-Passez moi le Commandant Dranvilles immédiatement !
Le reste de la conversation fut noyée dans la bourrasque


-Commandant, on a une transmission pour vous aux coordonnées suivantes.
-Mettez moi en ligne immédiatement sur ligne sécurisée.
-... Commandant ?!
-Emily, quel plaisir de vous entendre ! Comment se passe votre voyage ? Je vous entends assez mal.
-Vous tenez à votre projet, Dranvilles ?
Marc Antoine Dranvilles cessa d'aborder son sourire et reposa le coupe papier avec lequel il se curait les ongles.
-Dites-leur de nous lâcher définitivement, vous entendez ?
-Mais enfin ma chère cela dépend du Minsitère de...
-Débrouillez-vous ou l'Evolis et moi termineront notre carrière dans le plus beau crash de Zeppelin de la décennie ! Faites vite !
Le Commandant, depuis son bureau de Vincennes, ne s'amusait plus du tout. Il pressa un bouton sur son bureau laqué:
-Passez-moi la Préfecture de Police.
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