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[RP] 40.0 Nouvelle vie et Mort

Vie et aventures de l'équipage de la Fée Mécanique.

[RP] 40.0 Nouvelle vie et Mort

Messagepar Fée Mécanique » 01 Décembre 2013, 17:01

Lady Chapillon regardait par la fenêtre de son bureau, elle observait le ciel blanc gris qui s’étendait au dessus du parc du manoir et s’arrêta sur son propre reflet dans la vitre, sur les minuscules cicatrices ça et là faites pendant le crash de son aéronef dans la vallée de Ferganna il y a près de deux ans, ainsi que le cheveu blanc qui passait sur ses cheveux auburn et lui rappelait le temps qui passait. Dans quelques minutes elle rejoindrait le chantier et conduirait le premier vol de la Fée depuis son retour en Angleterre, cela signerait la fin d'un chantier énorme qui avait vu exploiter les plus hautes technologies actuelles pour exploiter le potentiel de l'Œil d'Horus, la Fée Mécanique était maintenant bien plus rapide, autonome et résistante qu'avant, la Fée était désormais le vaisseau de croisière privé le mieux armé du monde, capable de rivaliser avec un navire de guerre et ce dans un luxe total.

Trois petites frappes résonnèrent à la porte avant qu'elle ne s'entrouvre sans attendre de réponse.
Madame, nous devons y aller, la voiture nous attend, ainsi que les journalistes.
Miss Chapillon se retourna doucement et suivit l'homme jusque dans le hall, elle passa un manteau vert amande et un chapeau assorti, son visage fermé alors qu'elle montait dans la voiture et que Igmar lui répétait une fois de plus le programme à la minute près.

Igmar Jagerson était arrivé huit mois plus tôt à son service, envoyé par la banque d'affaire qui gérait les biens de la famille, il avait pour tâche de convaincre Miss Célia de ne pas dilapider la fortune familiale dans la fée. Lui expliquant que le prix des matériaux avait augmenté considérablement depuis la guerre et qu'il lui faudrait vendre plusieurs affaires importantes de son patrimoine pour financer tout cela. A moins qu'elle ne se décide de rendre son usage premier à la Fée, à savoir, un dirigeable de croisière de luxe. Elle avait fini par accepter, abandonnant tristement les espoirs d'aventures. Mais ce n'était pas cela qui la rendait triste à ce moment, elle venait d'apprendre la mort d'un ami. Kain Fergusson était mort, elle sourit en repensant à cet homme qui semblait attirer les balles et les ennuis, elle l'avait cru immortel, un rustre sympathique... son visage s’assombrit de nouveau en se remémorant les exactions qu'il avait commis à bord. Mais malgré tout il était un allié valeureux et un ami fidèle, elle serait donc présente à ses funérailles.

... et j'ai réussi à obtenir les autorisations nécessaire pour le trajet. Nous ne pourront passer par l’Égypte, mais nous avons un sauf conduit pour faire escale à Tokyo et Hong-Kong... Il fit une légère pause en attendant des félicitations, les colonies Britanniques était en pleine rebellion depuis la destruction du Palais du gouverneur Crane, les égyptiens s'étaient révoltés, forçant la Reine à envoyer plus de troupes sur place, la chine en avait profité pour se révolter à son tour, suivi par le japon et les colonies africaines. Voyager dans ces contrées était devenu quasi impossible, il avait dû faire peser tout le poids de la famille Chapillon et de l'aide financière apportée à la couronne pour les obtenir.
Voyant qu'elle ne dirait rien il reprit: Nous arriverons à New-York dans 3 jours, et seront en Louisiane pour le jour de l'enterrement...

Quand il eu finit d'énumérer les différentes destinations du parcours ils arrivèrent en vue de l'aérodrome. La voiture ralentit à l'approche du chantier, une foule dense était rassemblée malgré le froid devant l'immense hangar en brique rouge.
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Re: [RP] 40.0 Nouvelle vie et Mort

Messagepar Minato Uchiwa » 01 Décembre 2013, 20:23

Gabriel jouait des coudes pour traverser la foule. Il voyait une voiture s'approcher lentement. Il devinait que la capitaine de la Fée était à l'intérieure. Il repris de plus belle, tout en accélérant, afin de prendre place sur le zeppelin et d'enfiler sa tenue d'aide de cuisine avant le départ... Les cris des voyageurs et des curieux que Gabriel bousculait retentissaient encore à ses oreilles quand il arriva devant la porte du hangar...
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Re: [RP] 40.0 Nouvelle vie et Mort

Messagepar Logan Don Hazard » 01 Décembre 2013, 20:30

A l'entrée d'une serre, sur le toit d'une résidence parisienne, un majordome fait tinter une petite clochette installée là pour ne pas avoir à pénétrer dans le domaine de son maître. Non pas que celui-ci est tyrannique au point d'interdire l'accès à certaines zones à ses employés, mais la serre est un endroit où il ne fait pas bon de s'aventurer sans protection.

De derrières les feuillages, une voix distraite s'élève:
Hein ? Qu'est-ce qui se passe Virgile ? On a encore refusé ma thèse sur les populations indigènes et ce qu'elles pourraient nous apprendre à l'Université ?

Non Monsieur. C'est le journal. Ils parlent de l'envol prochainement du plus grand vaisseau privé du monde depuis Londres.

Moui et ?

Le nom de ce dirigeable, Monsieur, c'est la Fée Mécanique. Celui dont vous avez parlé dans un de vos écrits.

A ce nom, un bruit se sursaut se fit entendre et Logan Don Hazard, vêtu comme un simple jardinier, surgit des plantes et se lança sur le journal que lui tendait son majordome.

Deux ans sans nouvelles. Deux ans qu'il a quitté le bord de la Fée après que celle-ci soit retournée à Londres. Depuis il s'était installé dans l'ancienne maison de sa famille maternelle et avait transformé sa réserve de graines et de feuilles en une luxuriante serre de plantes plus ou moins mortelles ou bénéfiques selon le dosage. L'entretien de cette jungle empoisonnée et la rédaction de ses notes et voyages au propre avaient constitués le principal de son occupation pendant cette période. Il a aussi tenté de se faire reconnaître comme savant auprès de ceux qui se le disent, du fait de sa connaissance médicinal et humaine, mais ces vieux timbrés refusaient qu'on les remette en cause. Aussi on s'obstinait à lui renvoyer ses ouvrages tandis que lui s'obstinait à tenter de les faire publier. Mais au final, à part le récit de son voyage, paru comme une fiction à son grand dam, mais qui a eu son petit succès lui permettant de vivre, rien n'est sortie en plus d'un exemplaire, qu'il conservait chez lui.

Il avait aussi essayé quelques soirées mondaines, si réputées à Paris. Elles le plongèrent dans une mélancolie car elles lui rappelèrent les soirées passées dans de simples petits villages, mais qui étaient pourtant pleines de vie et de chaleur. En comparaisons, les soirées "civilisées" étaient froides, les gens se mentaient, elles se ressemblaient toutes. Mais surtout, il ne se sentait pas à sa place et ça se voyait. Il semblerait qu'il ai manqué de nombreuses fois de politesses ou de manières, qu'il en ai blessé certains dans leur honneur, ce genre de choses qu'il ne comprenait pas. Son comportement était pourtant tout à fait normal.

En bref, cette nouvelle le réjouie au plus au point. Il n'attendit pas le soir pour se retrouver sa malle de voyage et la reremplir de carnet de notes, vierges pour certains, versions "propres" et abrégé de ses anciens pour d'autres, de ses vêtements de voyage et de son équipement.

Le lendemain, sa maison confiée aux domestiques qui avaient reçu pour ordre de s'occuper de la serre à leur plus grand malheur, il prit un train pour Londres, retrouvant avec bonheur son manteau et son chapeau fétiche. Le voyage en train lui parut beaucoup trop long, il en profita donc pour relire la dernière partie de son récit, celle mentionnant la Fée et son équipage. Il se demanda ce qu'étaient advenus les différents membres. S'il verrait de nouvelles têtes et retrouverais des anciennes. MM Heyk et Jolivet par exemple. Ou le vieux Kain, rien que pour le plaisir de l’embêter de nouveau.

Une fois à Londres, il pris un taxi direction l'aérodrome. Une foule s'était rassemblée près du dirigeable du jour. Qu'à cela ne tienne, sa stature lui permis de jouer des coudes pour accéder au plus pret de l'arriver de Lady Chapillon sans trop de problèmes ni de réprimandes.

Quand il vois la Capitaine sortir de la voiture, il va la saluer avec sa familiarité habituelle. Après un baise-main qui semble plus parodique qu'autre chose, il parla enfin.
Holà Chapitaine Capillon ! Vous me remettez ? Le Sinor Don Hazard, Logan de son prénom, près à venir squatter la Fée pour ses prochaines aventures. Vous comprenez, je m'ennuie tellement chez moi à Paris ? Puis-je monter ?
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Re: [RP] 40.0 Nouvelle vie et Mort

Messagepar Sehlen Iron-Handed » 01 Décembre 2013, 22:51

La jeune femme, assise sur le lit de sa chambre , referma sa valise de cuir vert comme à contrecoeur. A vrai dire , le voyage qu'elle s'apprêtait à faire la chagrinait beaucoup , mais personne , à la réflexion , n'aime les enterrements.

Se levant , elle saisit la lettre décachetée , posée sur un guéridon de marbre.

...avec un grand regret , chère madame, ,que je vous annonce le décès de Mr Fergusson , qui vous lègue une partie...


La relire n'atténuait pas sa peine , au contraire. Mélancolique ,elle jeta un regard à travers la fenêtre et observa un instant la place sur laquelle était implanté son hôtel particulier. Quelques passants, une voiture, dans le ciel une aérochaloupe que se rapprochait. Des bruits de pas retentirent dans le couloir.

Chérie ? Tu...

Tchei , sa valise à la main et son manteau sur le bras , avait sûrement aperçu lui aussi l'engin vrombissant. A la vue de la lettre dans la main de Sehlen , il laissa tomber l'un et l'autre sur le sol pour s'avancer vers elle et la prendre dans ses bras.

Allons... A moi aussi , il va me manquer... Il grimaça de ce pieux mensonge. Ecoute , nous restons ici , si tu veux . Je n'ai qu'à envoyer un signal au pilote.

La jeune femme fit non de la tête , essuya la larme qui avait coulé sur sa joue puis sortit de la chambre, suivie du jeune homme.

Sur le toit où l'engin s'était posé , le fond de l'air était frais et Sehlen frissonna en serrant dans sa main gantée la lettre du notaire. Une fois sur la banquette de cuir de la chaloupe, elle posa sa tête sur l'épaule de Tcheikovski et sommeilla jusqu'à Londres , où ils embarqueraient pour la Louisiane.
Dernière édition par Sehlen Iron-Handed le 01 Décembre 2013, 23:36, édité 1 fois au total.
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Re: [RP] 40.0 Nouvelle vie et Mort

Messagepar Antoine Jolivet » 01 Décembre 2013, 23:24

Depuis deux ans, Antoine « faisait le mort ».
Ses anciens collègues de la Sûreté de l'État étaient à ses trousses. Des avis traversaient régulièrement l'Europe, escortés d'agents aux aguets, tentant de lui mettre le grappin dessus, jusqu'ici sans succès !

Ce n'était pas tellement pour lui déplaire, car l'inactivité et la sécurité lui avaient toujours paru étranges et malvenues. Par contre, cette existence errante, changeant sans cesse d'apparence et de localité, ne laissait guère de place à ce qu'il affectionnait par-dessus tout : l'aventure !

Il avait toutefois laissé ici et ailleurs quelques amis fidèles, quelques informateurs discrets, qui par des chemins de traverse et des voies connues de lui seul, l'informaient d'événements pouvant directement ou indirectement l'intéresser.

Ce jour-là, le vieux laitier aux cheveux blancs qui suivait sa charrette en traînant la jambe au rythme de sa poussive rossinante trouva affiché sur la porte de la vieille demoiselle Jardinay un avis anodin (« à meussieu le lètié. je vé voir ma seur en bretagne. pa de lè ce moi si. mersi davanse. »)

Il empocha le papier et continua sa tournée en bourrant une pipe de bruyère, culottée au-delà du raisonnable.

Arrivé en haut de la colline, à l'écart des habitations, il fit une halte à l'ombre d'un bosquet de tilleuls. Assis sur le brancard de la charrette, il tira quelques fois sur sa bouffarde, faisant rougir le tabac, puis fit passer au-dessus du fourneau l'avis ramassé plus tôt.
Sous l'écriture malhabile de la vieille Jardinay apparut alors une autre écriture, soignée, rapide, précise.

Le message disait : « Fée radoubée à neuf - Cow-Boy rejoint Ancêtres – Famille attendue Bayou - Oncle découvert emploi précédent – Papiers cons. Lutèce Nord. - G.L. »

Ainsi, Célia Chapillon avait enfin pu remettre en état son dirigeable ! Ce n'avait pas du être une mince affaire, mais c'était une bonne nouvelle. Aussitôt obscurcie pourtant par l'annonce de la mort de Kain Fergusson.

Bien qu'il ne l'ait plus revu depuis longtemps, cette information l'attristait... On aurait pu croire l'armurier immortel, hélas, la Camarde venait de le rattraper au tournant ! Les obsèques auraient lieu (ou avaient-elles déjà eu lieu ? de quand datait cette information ?) en Louisiane... Le trajet, déjà difficile en temps normal, devenait un exploit sous la clandestinité à laquelle il ne pouvait déroger ! En même temps, les sbires du Roi avaient éventés sa dernière retraite, et il tenait à garder toujours une longueur d'avance sur eux. Puisque des papiers l'attendaient à Paris, à la consigne de la Gare du Nord, autant en profiter et mettre un océan entre ses poursuivant et sa précieuse personne ! Les dernières initiales du message n'étaient pas celles de son auteur. Il lui souhaitait simplement bonne chance : « Good Luck » ! Impossible de savoir si c'était sincère ou ironique...

"Alleïe fieu ! Qui vivra verra, et après nous, les mouches ! Je vais revoir la Nouvelle Orléans ! Dommage, je commençais à bien me plaire dans ce rôle de laitier... Mais ils jouent une incroyable musique, là-bas ! On va une fois un peu s'amuser "

Il attendit que le papier se fut entièrement consumé avant de repartir, cahin-caha, vers le dépôt de la laiterie.
Déjà, dans sa tête, germait un plan audacieux !
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Re: [RP] 40.0 Nouvelle vie et Mort

Messagepar margeval » 02 Décembre 2013, 22:08

Valentin, arpentait les coursives de la rutilante Fée Mécanique en maugréant.

Après le départ de Kain, il était resté au service de Lady Chapillon, reprenant au moins en partie le boulot du mercenaire.
Dans un premier temps, il avait supervisé la sécurité du chantier de reconstruction de la Fée Mécanique.
Assurer la garde d'une telle entreprise n'avait pas été une mince affaire. Quelques curieux s'étaient introduits sur la Fée durant les travaux et avaient été poliment mais fermement reconduits à la porte du hangar.
Les sabotages subits dans la vallée de Ferganna avaient contraint Valentin à être des plus vigilants.

Maintenant que la Fée allait repartir, Lady Chapillon allait engager du personnel, et s'était à lui que revenait la tâche de sélectionner les nouveaux employés.....ce qui n'avait pas le don de le réjouir.

Il rentra dans sa cabine, sortit une bouteille de Whisky (un Single Malt de 15 ans d'âge, la bouteille des grands jours), il se tourna vers une photo posée sur une étagère. On pouvait y voir Kain, Valentin et Antoine qui posaient devant une mitrailleuse à l'arrière plan, on voyait un camp et la carcasse d'un zeppelin.
Valentin leva son verre et murmurra "See you in Hell Cow Boy"
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Re: [RP] 40.0 Nouvelle vie et Mort

Messagepar Heyk » 03 Décembre 2013, 15:53

Dans le salon du bédouin : Thème Musical

Khân el Khalili, vieux quartier du Caire et quel quartier ! Sa médina aux arches décorées, son souk tentaculaire, ses odeurs d'épices et ses ruelles recouvertes de tapisseries. Depuis les récentes émeutes contre les anglais il a perdu son âme qui antan le rendait plein de vie, de rires d'enfants et de vieillards sirotant le thé. C'est pourtant là que le désormais Shayrh Al Heyk * s'était installé. Sa solde et ses anciennes connaissances lui avaient permis de se payer un petit appartement.

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Après des aventures fortes en émotions, le mameloûk ** était rentré au pays pour se reposer et compiler les découvertes faites au sujet de l'Oeil d'Horus. Il avait gagné en prestige et des connaissance dans le milieux des lettrés et scientifiques de la capitale.

Parfois, entre les rendez-vous qu'il avait avec certains archivistes et autres chercheurs au musée national il lui arrivait de fumer son narguilé et ses herbes opiacées. C'est durant ses moments là qu'il avançait ses lectures ou s'entraînait à l'ûd *** avec pour fond le bruit des balles.

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C'est lors d'un de ces moments de pseudo détente qu'il allait être abordé. Alors qu'il lisait l'annonce de la disparition de Kain Fergusson plusieurs militaires firent irruption dans son salon. Ils étaient armés de pistolets et portaient des livrés que le bédouin ne reconnut mais sans doute une quelconque milice privée pensa-t-il. Il se dit aussi que ses multiples voyages avec les passagers de la Fée Mécanique et Lady Chapillon elle-même n'avaient pas du plaire aux autorités locales.

"Tacharabou at théy ? ****" lança-t-il de manière ironique alors qu'il saisit la théière posée sur un braséro de terre cuite. Il sourit et le balança sournoisement au visage de l'officier venu sans doute le faire captif.

Se sachant fait comme un rat, il se leva et commença à fuir alors qu'ils ouvrirent le feu sur lui. Il décida tout de suite que traître pour traître il préférait être libre et sauf. Il renversa une table basse, saisit un poignard et un pistolet puis s'enfuit.

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Bousculant hommes, femmes et même singes au passage, c'est en saroual et à peine un cheiche sur les épaules qu'il détala dans les ruelles du souk. Alors que les miliciens espéraient le rattraper il les sema. Face au fait accompli il n'eut pas d'autre choix que partir, eh puis après tout, fleurir la tombe de ce Kain pouvait faire un bon prétexte pour revenir à bord et pour reprendre ses recherches sur l'Oeil d'Horus.

* shayrh ou cheikh désigne un érudit ou un savant, ce mot est souvent utilisé pour parler de ceux qui ont reçu l'éducation islamique et son des grands connaisseurs du Coran
** mamloûk signifie possédé en arabe mais c'est aussi le nom de guerriers appartenant à une secte militaire d'esclaves métis en Égypte autres pays d'orient
*** ûd signifie bois mais c'est aussi le nom d'un instrument qui inspira durant des époques tardives le luth, nom qui découle de ce mot
**** "Vous voulez boire du thé ?"
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Re: [RP] 40.0 Nouvelle vie et Mort

Messagepar Minato Uchiwa » 03 Décembre 2013, 18:35

Gabriel avait rejoint la porte du hangar désormais ouverte... Il y avait vu de près Lady Chapillon se faire aborder par un homme qu'elle semblait connaître. Il avait l'air de savoir se battre. Et d'avoir vécu quelques aventures un peu désastreuses. Quand il demanda à l'homme qui surveillait le flux des entrées et sorties des voyageurs (bien que peu d'entre eux sortaient), il lui répondit :

"-Ah, un nouvel aide cuisine... Il faut que tu ailles voir Valentin, il me semble.
- Et où pourrais-je le trouver ? répondit le garçon
- Tu le trouveras à bord de La Fée. Il doit être dans sa cabine ou au "poste de pilotage" si tu vois ce que je veux dire...
- Merci beaucoup. Au revoir, salua Gabriel."

Gabriel monta donc à bord et se mit en quête de Valentin, ou toutes autres personnes pourrant le renseigner...
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Re: [RP] 40.0 Nouvelle vie et Mort

Messagepar margeval » 03 Décembre 2013, 21:46

Minato Uchiwa a écrit:Gabriel monta donc à bord et se mit en quête de Valentin, ou toutes autres personnes pouvant le renseigner...


Gabriel avait à peine fait 10 pas dans la coursive qu'il se trouva nez à nez avec un homme plutôt grand.
L'homme portait l'uniforme gris des gardes de la Fée, mais aucun galon ne semblait indiquer un grade.

L'homme se pencha vers Gabriel et lui demanda "Bonjour Monsieur, puis-je voir votre titre d'embarquement ?"
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Re: [RP] 40.0 Nouvelle vie et Mort

Messagepar Antoine Jolivet » 04 Décembre 2013, 08:12

Pendant ce temps, à Paris...

La Gare du Nord était, comme à son habitude, bruyante et enfumée... les sifflets et les échappements des locomotives se mêlaient aux clameurs des vendeurs de journaux et aux pas pressés des centaines de voyageurs arpentant ses quais.

Non loin du comptoir de la Consigne, un œil attentif eut pu déceler, avec beaucoup d'observation, quelques messieurs inhabituellement placides : l'un lisant l'édition du matin du « Petit Parisien »,
un autre, à dix pas, fumant inlassablement la même cigarette, un troisième attablé devant un café crème froid...

Dissimulés derrière l'aubette d'un marchand de jouets, trois individus en costume sombre, pardessus marron, chapeau melon vissé sur le sommet du crâne, en accueillaient un quatrième qui venait d'arriver.

    - « Ah, Chef ! Permettez-moi de vous présenter nos collègues de Belgique ! Inspecteurs Wicheleer et Fonson ! Détachés directement par leur directeur, Monsieur Beulemans ! Messieurs, je vous présente notre chef de la Sûreté, Monsieur Lebreton !
    - Enchanté !
    - Enchanté !
    - Enchanté !
    - Moi de même !
    - Notre « client » n'est pas encore arrivé, Moëldieux ?
    - Il ne tardera plus, chef... et pas question qu'il s'échappe cette fois ! La valise est repérée... N° 342 ! Dès qu'il se présentera pour la retirer, nos hommes lui mettront le grappin dessus !
    - Que la Providence vous entende ! Vous avez bien suivi mes instructions ?
    - Oui chef ! L'employé de la Consigne n'a pas été prévenu, afin que son comportement ne puisse donner l'alerte... c'est que notre homme est finaud !
    - Oui, un seul geste de travers, et pfuit ! Envolée la bête !
    - Attention ! Il me semble que nous ayons un candidat potentiel ! »

Du fond de la gare, à petits pas, un vieillard bien mis, arborant longue chevelure et barbe blanche de même, s'avançait vers le bureau des Consignes.

Sur un signe discret de Moëldieux, les agents en civil se tinrent prêts à intervenir.
La souricière était en place, ce n'était plus qu'une question de secondes...

Mais au dernier moment, alors que l'employé se tournait vers le nouvel arrivant, ce dernier eut comme une hésitation, jeta un regard soupçonneux vers l'aubette...
    - « Tonnerre ! Il s'en est rendu compte ! Fonçez ! Il va nous échapper ! »

Monsieur Lebreton n'avait pas terminé sa phrase que les trois inspecteurs se ruaient vers le comptoir, imités aussitôt par les agents.

Dans la cohue qui suivit, le vieillard fut ceinturé, menotté, emmené à l'écart.
    - « Cette fois, on te tient, Jolivet ! Et crois-moi, foi de Wicheleer, on te lâchera pas !
    - Je dirais même plus : Cette fois, on te lâche... heu, non... »

Mais curieusement, la barbe et les cheveux de l'homme, sensés être postiches, étaient bien solidement ancrés à leur propriétaire, qui de son côté s'égosillait :

    - « Vous n'avez pas le droit ! Savez-vous qui je suis ? Le professeur Amédée Joinville, de l'Institut ! Je me plaindrai auprès du Ministre ! »

Force fut de constater que le suspect était parfaitement innocent...
    - « C'est embêtant ça, Chef... Chef ? … Monsieur Lebreton ??? »

Mais Monsieur Lebreton, chef de la Sûreté, avait disparu... de même d'ailleurs que la fameuse valise N° 342 !
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